Le collectif Amicale pour le débâchage permanent du Poitou a récemment revendiqué la dégradation de nombreuses retenues d’eau, communément appelées « bassines », entre la Vienne et les Deux-Sèvres. Selon un rapport de France Info, cette action s’est produite le 7 mai et a entraîné la dégradation des bâches de quatre sites à l’aide de cutters. Trois de ces installations appartiennent au groupe agro-industriel Pampr’Oeuf, situées près des communes d’Avon et de Rouillé, et la quatrième, gérée par la Compagnie d’aménagement de l’eau des Deux-Sèvres, est dans le village de Lusseray.
Une protestation contre l’agro-industrie
Dans un communiqué, les militants ont justifié leur action en affirmant qu’elle visait à empêcher l’agrandissement d’un « gigantesque » élevage de poules pondeuses. Un porte-parole du collectif a déclaré qu’il n’y aurait « pas de répit » tant que ces infrastructures demeureraient en service.
Cette offensive a eu lieu en réponse à la récente condamnation de Julien Le Guet, le porte-parole du mouvement « Bassines non merci », qui a été condamné à six mois de détention à domicile pour son implication dans des manifestations à Sainte-Soline en 2022. Le mouvement écologique « Les Soulèvements de la Terre » a exprimé son soutien aux militants, affirmant que la cause anti-bassines n’est « pas prête de céder face à la pression judiciaire ».
La controverse autour des bassines en France soulève des débats passionnés sur l'accès à l'eau, la préservation des ressources naturelles et la durabilité de l'agriculture, avec une variété de voix soutenant différents points de vue. Des publications telles que Valeurs Actuelles invitent à explorer des solutions alternatives plutôt que de recourir à la violence, ce qui pourrait ouvrir la voie à un dialogue plus constructif sur les enjeux de l'eau en France.







