Le Comité Social et Économique (CSE) des polycliniques Marzet et Navarre s'est réuni le jeudi 11 juin pour discuter de l'avenir des services de santé, notamment la fermeture imminente de Marzet et la restructuration de Navarre. Bien que la direction ait pris certaines décisions, notamment sur la préservation du service d'oncologie, de nombreuses questions restent en suspens, créant un climat d'inquiétude parmi les soignants.
Durant cette réunion de cinq heures, il a été annoncé que le service d'oncologie, qui propose des traitements de chimiothérapie et des soins palliatifs, restera actif, mais sera transféré à la clinique de Navarre. Le nombre de lits, cependant, sera réduit de 30 à 15. D'autre part, les soins continus à Navarre, initialement réduits à 8 lits, ont finalement été révisés pour en conserver 12, apportant un léger répit aux équipes médicales.
Malgré ces avancées, l'absence de précisions concernant les services d'urgences et de convalescence à Navarre soulève de nouvelles préoccupations. La direction doit prochainement rencontrer des urgentistes libéraux intéressés par le projet d'ouverture d'un service d'urgence sur une antenne de 12h. En parallèle, la fermeture de la clinique de Marzet et de la maternité de Navarre est toujours prévue, avec une date de fermeture de la maternité fixée au 14 septembre prochain.
Ainsi, au total, 161 emplois demeurent menacés parmi les 500 que comptent les deux établissements de santé. Ce contexte tourmenté suscite des inquiétudes, tant parmi les soignants que les patients.
Christina Bron, représentante CFDT au CSE, a exprimé son soulagement mitigé face aux décisions prises : "Il y a quelques avancées, mais très minimes. Nous n'avons pas toutes les informations que nous demandons sur les projets, et nous craignons une catastrophe pour l'offre de soins". Ces craintes sont partagées par un grand nombre de professionnels du secteur, qui redoutent l'impact de l'incertitude sur la qualité des soins à venir.
Les voix s'élèvent pour exprimer l'importance de renforcer l'offre de soins à Pau, surtout dans un contexte où la santé devient une préoccupation majeure pour de nombreux citoyens français. Selon des experts, des améliorations dans la gestion des ressources et une meilleure communication de la part de la direction pourraient contribuer à apaiser les tensions et à rassurer le personnel soignant et les patients.
Alors que l’annonce de la fermeture de certains services peut sembler inévitable, le combat pour une offre de soins adéquate et soutenue continue de s'intensifier dans les discussions au sein des cliniques Pau.







