Bien que ses publicités, notamment visibles dans le métro parisien, célèbrent « l’éclat de la profession employé de maison », des accusations viennent à l'encontre de Shiva, suggérant que certains de ses employés pourraient être laissés dans l'ombre des lois du travail.
Trois agents de ménage affirment que Shiva prétend agir principalement comme un mandataire, mais maintiendrait effectivement une relation d'employeur sans offrir les protections salariales requises. Cette situation a suscité l'indignation du collectif d'avocats représentant les plaignants, qui dénoncent un modèle d'affaires reposant sur « une précarité institutionnalisée » et soulignent les injustices subies par ces employés. Selon eux, Shiva, qui opère avec 700 agences franchisées, a réalisé en 2025 un chiffre d'affaires de 63,8 millions d'euros sans respecter les charges sociales réglementaires qui devraient incomber à un employeur du secteur de la propreté (20 Minutes).
Des allégations de subordination
Les plaignants soutiennent que leur statut en tant qu'employés est bien plus contraignant que le laisse entendre le modèle de Shiva. Leur plainte met en avant des pratiques telles que l'obligation de géolocalisation durant leur service et la gestion centralisée de leurs congés et augmentations. Ces points renforcent l'argument d'un « vrai lien de subordination ». En outre, le recours fréquent aux contrats à durée déterminée d'usage compromet gravement la sécurité des agents, permettant à Shiva d'éviter de verser des indemnités de licenciement.
Certaines de ces accusations se fondent sur la jurisprudence Deliveroo, où le tribunal de Paris avait imposé une amende de 375.000 euros à la plateforme de livraison de repas pour avoir méconnu le statut de ses livreurs.
Contactée pour réagir, Shiva a exprimé sa volonté de collaborer pleinement à l'enquête, précisant ne pas avoir été informée au préalable des investigations en cours. Un porte-parole a déclaré que la société attachait une grande importance à la légalité de ses activités, en conformité avec les obligations légales des mandataires (Basta!).







