Le conseil municipal de Surgères a récemment approuvé l'achat d'un immeuble situé rue Bersot, qui accueillera la police municipale et des logements d'urgence. Cette décision a provoqué des réactions vives de la part des élus de l'opposition, qui dénoncent un manque de consultation et des préoccupations concernant les coûts associés.
Lors du conseil du 16 juin, les élus ont unanimement voté pour une convention de labellisation avec la Ligue contre le cancer, marquant une première pour la commune. Cependant, le projet d'acquisition du bâtiment a suscité un vif débat. Le maire, Thomas Godeau, a présenté des chiffres supplémentaires pour justifier cette acquisition.
Des interrogations financières persistantes
L'immeuble en question doit permettre le déménagement de la police municipale, tout en réservant un étage pour des appartements destinés à des personnes victimes de violences. Selon les évaluations, la valeur minimale de ce bien est estimée à 303 000 euros, tandis que la commune a proposé un prix d'achat de 299 500 euros, y ajoutant 16 000 euros pour les frais d'agence et 40 000 euros pour les frais de notaire.
Les membres de l'opposition, représentés par Laurent Rouffet du groupe "Surgères avec vous", ont exprimé plusieurs préoccupations. Ils soulignent le manque de chiffrage pour les travaux nécessaires et proposent d'explorer l'utilisation d'un local déjà propriété de la ville, mentionnant que le projet pourrait nuire au développement commercial de la rue Bersot, une voie piétonne très fréquentée. Didier Touvron, un autre élu de l'opposition, a également évoqué le besoin d'une concertation préalable avec les commerçants.
Malgré ces réserves, le conseil a approuvé la délibération, recevant sept voix contre de l'opposition. Les débats autour de ce projet continuent de soulever des questions importantes sur les priorités budgétaires de la commune et sur la nécessité d'un équilibre entre sécurité publique et développement urbain.







