A l’approche du 2 juillet, date à laquelle le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) doit se prononcer sur ce projet controversé, la mobilisation des opposants se renforce. La préfète de Gironde ayant déjà signé le permis de construire, les dés semblent jetés, mais pour les militants, la lutte est loin d’être terminée. La signature du permis a renouvelé les inquiétudes quant aux impacts environnementaux et socio-économiques de ce projet massif.
Le rassemblement, qui se tiendra à partir de 13 heures à la Cité administrative de Bordeaux, vise à mobiliser un maximum de citoyens pour dire stop à cette ferme aquacole. Les participants espèrent que leur voix sera entendue, notamment alors que de nombreux acteurs locaux, allant des municipalités aux entreprises, rejettent ce projet. Selon Seastemik, « cela fait plus de quatre ans que nous nous battons contre cette idéologie d'industrialisation de l'aquaculture qui pourrait déstabiliser l'écosystème local », a déclaré un porte-parole de l'ONG.
« La mobilisation locale ne faiblit pas »
Ce mouvement est soutenu par des personnalités publiques, comme la ministre de l'environnement, Monique Barbut, qui a exprimé ses réserves envers ce projet. De l'autre côté, le ministre de l'industrie continue de promouvoir son développement. « Pure Salmon n’est pas qu’un projet local mais le symbole d’une industrialisation à grande échelle de l’aquaculture en France, orchestrée par un fonds d’investissement étranger qui ne se soucie guère des conséquences locales », ajoutent les militants.







