L'ancien secrétaire d'État, Yves Jégo, se retrouve au cœur d'une enquête pour trafic d'influence, après avoir été mis en examen le 17 décembre 2024. Selon le parquet de Paris, il aurait abusé de son réseau pour faciliter des ventes de masques en pleine crise sanitaire de Covid-19, agissant comme intermédiaire entre des fournisseurs de matériel sanitaire et des entités publiques, touchant une commission en retour.
Cette affaire, révélée par Mediapart, soulève des questions quant à l'utilisation des relations politiques à des fins personnelles. Jégo, qui a fait partie du gouvernement sous Nicolas Sarkozy, est soupçonné d'avoir joué un rôle crucial lors des commandes de masques entre 2020 et 2021, alors que la crise de Covid-19 faisait rage.
Les enquêteurs examinent un contrat par lequel Jégo aurait reçu jusqu'à 7,5 % de commission sur chaque commande de masques effectuée par des administrations, à travers sa société, Anthemius. Il aurait été impliqué dans des transactions en faveur de la société CJ Trade, qui a obtenu un contrat de 2,6 millions d’euros avec la métropole de Bordeaux pour la fourniture d'un million de masques de protection.
Son avocat, Pierre de Combles de Nayves, défend son client, affirmant que Jégo a agi de manière transparente et n'a pas eu l'intention de commettre un délit. L'ancien ministre, qui reste présumé innocent, a été placé sous contrôle judiciaire, avec une caution fixée à 300 000 euros.
La situation rappelle d'autres cas de possibles abus au sein des administrations pendant la crise sanitaire, un sujet récurrent dans le débat public. Les experts s'interrogent sur la responsabilité des acteurs politiques et commerciales durant cette période chaotique où les masques devenaient une ressource cruciale.







