Des membres des deux partis au Sénat, républicains et démocrates, ont annoncé avoir obtenu le soutien de l'administration pour faire avancer une législation relative aux sanctions sur les hydrocarbures russes, jusqu'à présent bloquées.
Ce vendredi, quatre sénateurs, Lindsey Graham et Roger Wicker pour les républicains, et Richard Blumenthal et Jeanne Shaheen pour les démocrates, ont déclaré être parvenus à un accord avec la Maison-Blanche, libérant ainsi le chemin pour des mesures renforcées contre la Russie.
« À un moment où la Russie intensifie ses attaques contre des civils, il est crucial que les branches législatives et exécutives s'unissent pour créer des instruments qui infligeront un coût élevé aux acheteurs de pétrole et de gaz russes, qui alimentent la machine de guerre de Poutine », ont-ils affirmé dans un communiqué.
Un consensus législatif en préparation
Avec ce soutien, les nouvelles sanctions pourraient être adoptées dans les semaines à venir, bénéficiant d'une majorité significative parmi les parlementaires des deux partis. Les détails des mesures proposées ne sont pas encore divulgués.
Lors du G7 de juin, Trump avait exprimé son intérêt pour le rétablissement des sanctions sur les exportations de pétrole russe, un motif de préoccupation face à l'escalade du conflit en Ukraine. Récemment, certaines sanctions avaient été suspendues pour essayer de stabiliser les prix des combustibles, suite à l'impact économique de la crise avec l'Iran.
En mai 2025, plus de 80 sénateurs avaient déjà soutenu une proposition de loi pour de nouvelles sanctions sur la Russie, accusant Moscou de ne pas respecter ses engagements pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Selon des sources du gouvernement, le nouveau plan pourrait concerner de nombreux secteurs, avec des implications financières significatives pour les entreprises partenaires de la Russie.
Cette alliance bipartisane autour de sanctions pourrait marquer une étape décisive dans la lutte des États-Unis pour contrer l'influence russe sur le marché de l'énergie, alors que la guerre en Ukraine continue de provoquer des tensions internationales croissantes.







