Le Parti Socialiste s'engage résolument vers l'élection présidentielle. Lors d'un vote qui s'est tenu le 9 juillet, ses militants ont opté pour une primaire réservée aux seuls membres du pôle socialiste, repoussant ainsi l'option d'une primaire ouverte proposée par Olivier Faure.
Les adhérents étaient divisés : deux options leur étaient présentées concernant le cadre électoral pour sélectionner leur candidat. Bien que les deux propositions établissaient qu'une primaire aurait lieu, l'une prévoyait un électorat restreint, comprenant uniquement des membres des partis du pôle socialiste, tandis que l'autre voulait inclure des sympathisants extérieurs.
une primaire socialo-compatible
Cette victoire du camp favorisant une primaire fermée marque un tournant pour Faure, qui, avec sa proposition d'ouvrir le vote aux sympathisants pour 2 euros, visait à élargir le périmètre de participation. Cette démarche aurait pu mener à une primaire unitaire avec les écologistes et d'autres ex-insoumis, ce qui semble désormais compromis.
"Nous espérons construire un programme commun avec les autres partis de gauche, en vue de proposer une alternative forte aux élections", indique le communiqué du PS.
Le député Boris Vallaud a salué une décision « claire » et a appelé Faure à adapter ses méthodes. « Il faut avancer vers la présidentielle sans division », précise-t-il.
quel avenir pour faure?
Ce résultat pourrait soulever des doutes sur la capacité de Faure à maintenir son mandat, surtout après avoir été en minorité sur d'autres sujets. « Ce n'est pas un référendum sur ma personne, mais un choix stratégique fondamental. L'avenir du PS repose sur notre capacité à nous élargir ou à rester isolés », a-t-il affirmé avant le vote.
Actuellement, le seul candidat déclaré est Philippe Brun, tandis que d'autres figures telles que Raphaël Glucksmann pourraient s'impliquer. Le soutien de l'appareil socialiste sera essentiel pour ces candidatures.
François Hollande, quant à lui, demeure dans l'ombre, hésitant à rejoindre une primaire et se positionnant comme un recours potentiel.
Dans le contexte actuel, où Jean-Luc Mélenchon semble prendre une avance considérable dans la compétition de gauche, la situation du PS devient critique et incertaine.







