Lors de l'assemblée générale qui s'est tenue jeudi à Paris, les actionnaires d'Alstom ont fermement refusé de verser une prime de départ de plus d'un million d'euros à l'ancien directeur général, Henri Poupart-Lafarge. Plus de la moitié, soit 50,38%, des actionnaires ont voté contre cette résolution, selon les informations rapportées par l'AFP.
La résolution concernait un "accord transactionnel" daté du 27 février 2026, établissant que l'ancien dirigeant aurait droit à une indemnité de 1.325.964 euros, en échange de sa coopération dans plusieurs litiges potentiels, comme l’a précisé Baudouin Prot, administrateur indépendant et ancien directeur général de BNP Paribas. Malgré son explication, cette proposition a été rejetée.
Les raisons précises du refus n'ont pas été rendues publiques. Pour sa part, un porte-parole d'Alstom a souligné que la décision prise en assemblée était souveraine et que le groupe ne commenterait pas davantage.
Des défis opérationnels persistants
Cependant, les actionnaires ont tout de même validé la rémunération fixe de l'ancien dirigeant, estimée à 950.000 euros annuels, ainsi que celle du nouveau PDG, Martin Sion, qui a vu sa part revalorisée à 1,5 million d'euros. Notons également que M. Poupart-Lafarge n'avait pas sollicité le renouvellement de son mandat.
Alstom traverse une période difficile, marquée par une baisse des marges et des retards dans les livraisons, affectant des clients majeurs comme la SNCF et la RATP. Lors de l'assemblée, Martin Sion a expliqué : "La question est, est-ce que c'est irrémédiable ? Non, ce n'est pas irrémédiable. Il est impératif d'améliorer notre performance opérationnelle."
Pour y parvenir, M. Sion a évoqué des mesures visant à optimiser l'empreinte industrielle d'Alstom, bien qu'il n'ait pas fourni de détails concrets. Un plan de réorganisation est prévu pour début 2027, dans une tentative de remédier à la situation actuelle délicate du groupe.







