Ce vendredi 23 janvier, l'Agence Régionale de Santé (ARS) a annoncé la fermeture de l'Ehpad d'Urt pour des dysfonctionnements graves et persistants. La décision a été un choc pour les résidents et le personnel de l'établissement, qui se sont rassemblés ce dimanche 25 janvier pour exprimer leur désarroi.
Dans un communiqué, l'ARS a évoqué des manquements répétés en matière de sécurité et d'hygiène, des allégations que le directeur Iban Lavaud conteste vigoureusement. "L'établissement est aujourd'hui conforme aux normes de sécurité," a-t-il déclaré, soulignant que des rapports récents de la Haute Autorité de Santé (HAS) indiquent des résultats positifs. Selon lui, "les accusations portées s'appuient sur des données obsolètes".
L'évaluation de l'établissement par les autorités remonterait à 2016, ce qui, selon Lavaud, soulève des questions sur l'actualité et la pertinence des observations faites. Il a déclaré à France Bleu : "Il est inacceptable que des erreurs du passé pèsent sur le présent de tant de personnes".
Dix inspections menées par l'ARS et le Département
Jean Lacoste, conseiller départemental et gérontologue, a justifié la décision par une série d'inspections révélatrices. Il a mentionné que "les conditions de sécurité incendie ne sont pas conformes" et a décrit des infrastructures présentant un état insalubre. Au cours des inspections, des problèmes comme des moisissures et l'utilisation de produits médicaux périmés ont été relevés. Ces éléments ont conduit à la décision de ce qu'il qualifie de "cessation totale et définitive de l'activité de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes".
Pour les résidents, la fermeture représente un разрыв avec leur vie quotidienne. Danièle Caup, 83 ans, représentant les résidents au conseil de la vie sociale, a déclaré : "Ici... C'était mon chez moi... Où vais-je aller?" Les familles venues rendre visite à leurs proches semblaient déconcertées, beaucoup d'entre elles ayant reconnu la qualité des soins prodigués.
Les réactions à cette décision varient : certains résidents évoquent un excellent niveau de soin, alors que d'autres craignent pour leur avenir. Jerôme, un fils de résident, a confié : "Nous espérons tous que nos proches trouveront un établissement de qualité ailleurs".
Face à ces accusations, la direction de l'Ehpad a annoncé qu'elle engagerait une procédure judiciaire pour contester la décision de l'ARS. Dans un communiqué, elle a précisé que "l'emballement médiatique" ne reflète pas la réalité quotidienne des soignants et des résidents, ajoutant : "Des constats récents prouvent la sécurité des locaux. Cependant, il est évident que l'avenir de l'établissement avait été anticipé par les autorités".
Ce mercredi 28 janvier, un administrateur provisoire sera désigné pour gérer la transition. Cette situation soulève non seulement des questions sur la qualité des soins dans les Ehpad, mais également sur la prise de décision des autorités qui régissent ces établissements.







