Dimanche 15 mars, matinée électorale à Bayonne : les parents d'élèves de l'école Aristide-Briand ont profité de ce moment pour sensibiliser les citoyens sur une menace qui pèse sur leur établissement. Alors que le bureau de vote était installé dans l'école, une inquiétude grandissante s'est installée quant à la possible suppression d'un poste enseignant à la rentrée prochaine.
"Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à cette situation", déclare Ilona Bouillon, mère d'élève et porte-parole des parents mobilisés. Les banderoles déployées lors de cette opération de sensibilisation alertent sur le fait que l'école fait partie du Réseau d'éducation prioritaire (REP), visant à offrir des ressources adaptées aux classes défavorisées. "École REP en danger", scandaient les banderoles, reflétant les craintes d'une diminution des moyens éducatifs qui pourrait aggraver les inégalités sociales.
Les parents ont également proposé aux passants de signer une pétition dénonçant cette suppression potentielle. "Chaque signature compte pour montrer notre détermination !", a ajouté Ilona Bouillon.
Actuellement, l'école accueille 135 élèves. Les prévisions pour l'année 2026 anticipent une baisse à 124. Les autorités estiment que cette réduction justifierait la suppression d'un poste. Cependant, Bouillon souligne que cette logique ne prend pas en compte les effectifs des élèves de Grande Section de maternelle bilingue qui rejoignent effectivement les classes élémentaires.
Avec des classes de CE2, CM1 et CM2 qui pourraient atteindre 24 élèves, les parents craignent un ralentissement du dédoublement des classes, une mesure gouvernementale essentielle pour garantir un enseignement de qualité.
La mobilisation des parents pourrait donc avoir un impact majeur sur les décisions de l'académie, qui annoncera ses arbitrages le 31 mars. "Nous continuons à alerter la mairie, notre combat pour l'avenir éducatif de nos enfants ne fait que commencer", conclut Bouillon.







