La polémique autour de l'ancienne usine à gaz de La Rochelle continue de faire des vagues alors que les élections municipales approchent. Le site, qui était en activité de 1840 à 1961, est devenu un point central de préoccupation, en raison des toxicités qui y sont associées.
Les futures constructions de logements sont en suspens jusqu'à la validation d'un nouveau protocole de dépollution, qui prévoit la mise en place d'une tente de confinement sur l'ensemble du site. Cette décision a suscité des débats parmi les candidats à la mairie, révélant ainsi des opinions divergentes sur l'avenir de cette friche industrielle.
Le chantier de dépollution, initié l'été dernier, a déjà entraîné des malaises chez des centaines d'habitants, allant de la nausée aux douleurs abdominales, comme rapporté par Le Parisien. Environ 4 000 élèves de l’établissement scolaire Fénelon Notre-Dame se trouvent à moins de 500 mètres du site, suscitant l’inquiétude des parents.
La société Speed Rehab, en partenariat avec Vinci Immobilier, a proposé un nouveau plan à l'État, et la préfecture de la Charente-Maritime suit de près l'évolution de la situation. Un retour d'expertise du BRGM est attendu d'ici quelques mois, prélude à la mise en œuvre des travaux.
Une tente de confinement installée à partir d’avril
Le maire de La Rochelle, Thibaud Guiraud, qui a pris ses fonctions en juin, a détaillé que les travaux pour la tente de confinement débuteraient en avril 2026, suivis d’une phase de dépollution qui se poursuivra sans interruption jusqu'en novembre. Il insiste sur une dépollution rigoureuse, sans mouvements de terres à l’air libre.
Des avis partagés parmi les candidats
Les candidats à la mairie ne sont pas sur la même longueur d’onde concernant le projet. Maryline Simoné, soutenue par plusieurs partis de gauche, a demandé l’arrêt total des travaux et souhaite une consultation approfondie avec les riverains. « Nous ne pouvons pas mettre en péril la santé de nos enfants », a-t-elle déclaré.
Christophe Batcabe, candidat du centre-droit, reste prudent et exige davantage d’informations avant de prendre position. « Les analyses doivent être complètes », estime-t-il. De son côté, Olivier Falorni, député et candidat soutenu par la gauche, fustige les erreurs commises dans le passé et prône une zone verte plutôt que des constructions, plaçant la santé publique au centre des préoccupations.
Un futur incertain pour 200 logements
Thibaud Guiraud a pour sa part évoqué le coût élevé de l'abandon du projet, estimant que cela pourrait coûter jusqu’à 10 millions d’euros, impactant les autres investissements de la ville. Il rejette les accusations de clientélisme lancées par ses adversaires, affirmant que Speed Rehab et Vinci Immobilier, qui détiennent les droits sur le terrain, doivent être entendus. La perspective d’un ensemble immobilier de plus de 200 logements sur les anciens terrains pollués est donc toujours en jeu, marquant ainsi une campagne électorale turbulente à La Rochelle.







