Les 127 employés de Ziegler à Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, ont manifesté leur inquiétude ce vendredi 6 mars 2026, suite à l'annonce du placement en redressement judiciaire de la filiale française du groupe belge. Adama Faye, un chauffeur avec 20 ans d'ancienneté, témoigne : "On n'arrive pas à comprendre, on n'a pas vu les choses venir, on le vit très mal". Le tribunal de commerce de Lille a pris cette décision le 2 mars, affectant 58 sites de l'entreprise à travers la France, qui emploie plus de 1 400 personnes.
Les employés portaient sur leurs gilets des papiers indiquant leur nombre d'années de travail chez Ziegler. Adama indique : "Pour moi, c'est une famille". Cette situation survient après que les salariés aient appris, seulement en décembre dernier, les problèmes financiers de l'entreprise, avec un déficit de 6 millions d'euros sur ses 58 sites, comme mentionné par Radio France.
Christophe Escudier, un autre salarié, déplore la situation en affirmant : "Nous fonctionnions bien, nous avions des clients". En effet, Ziegler a cité plusieurs facteurs ayant conduit à cette crise, notamment la hausse des coûts de l'énergie et de la concurrence accrue. La société a récemment formulé une demande d'assistance auprès du tribunal pour mettre en place un plan de redressement.
Le redressement aurait dû avoir lieu bien avant
Les employés craignent pour leur avenir. "Le redressement judiciaire aurait dû avoir lieu bien avant pour garder nos clients", soutient Christophe. Adama ajoute : "Cela fait 20 ans que je travaille ici et je n'ai jamais vu Ziegler dans cet état".
Karine, employée au bureau, exprime son désespoir : "Vivement que ça se termine, qu'on tourne la page". Malgré ce climat pesant, la procédure a au moins permis aux salariés de recevoir leur salaire du mois de février, bien que avec un retard d'une semaine.







