Depuis le 20 février, les usagers peuvent à nouveau bénéficier d’une station entièrement repensée. "Avant, je mettais 1h30 pour aller au travail, maintenant c’est réduit à 40 minutes, c’est super !", se réjouit Constance, une habituée du service. Avec le recul des quais d'une centaine de mètres, deux voies de garage pour les tramways ont été ajoutées, améliorant ainsi la fluidité de la circulation.
Ligne sous tension
Le réaménagement vise à réduire l’intervalle de passage à 3 minutes 30 entre chaque rame, explique Denis Girard, le maître d'ouvrage. Un défi de taille pour une ligne qui transporte actuellement près de 230.000 voyageurs par jour. Baptiste, un usager quotidien, témoigne : "Parfois, je ne parviens même pas à trouver une place assise aux heures de pointe."
Cette fréquentation devrait encore augmenter avec le transfert de 6.000 salariés d'Engie vers un nouveau campus à proximité, ainsi que de ceux de la tour Triangle, dont les travaux prendront fin cette année.
En été, ce sera au tour de La Défense d'être modernisée, avec des aménagements destinés à "fluidifier les échanges de voyageurs", souligne Xavier Piechaczyk, PDG de la RATP.
Trois nouvelles rames
Des chantiers moins visibles, comme l’agrandissement du poste de commandement à Issy-les-Moulineaux, sont également en cours. C’est ici que cinq agents gèrent les opérations pour les 29 tramways sur les 18 kilomètres de ligne. "On a des rames vieillissantes, il est urgent de moderniser notre flotte pour assurer un meilleur service", admet Pedro Scoquart, responsable de la ligne.
Pour parer à d’éventuels problèmes, la RATP met en place une rame de secours au terminus de Pont de Bezons et trois nouvelles rames sont attendues en septembre prochain.
Personne pour verbaliser
Un autre défi pour la régularité de la ligne concerne les véhicules mal garés sur les voies du tramway. À Colombes, la vidéoverbalisation a été instaurée dans la perspective des JO de Paris 2024. Cependant, le bilan reste mitigé : "Il n’y a pas suffisamment de ressources pour assurer le suivi des infractions," souligne Pedro Scoquart, sans réponse de la commune sur la question à ce jour.







