Le parquet de Niort a récemment informé que l'enquête sur la mort tragique de Gabriel Bée, âgé de 33 ans, a été classée sans suite. Gabriel a trouvé la mort suite à une intervention des gendarmes pour gérer un tapage nocturne à Augé dans les Deux-Sèvres, dans la nuit du 20 au 21 mai 2025, à la suite d'une plainte émanant d'un voisin concernant des nuisances sonores.
Lors de cette intervention, le gendarme, soutenu par deux collègues, a tiré deux fois sur Gabriel, qui était armé d'une matraque télescopique au moment des faits et a succombé à ses blessures. L'Inspection générale de la gendarmerie nationale a été chargée de l'enquête pour éclaircir les circonstances de l'usage de l'arme.
Une menace jugée crédible
La procureure de Niort, Sophie Lacote, a précisé que les investigations ont révélé que la vie ou l'intégrité physique du gendarme était directement en danger à ce moment précis. Selon elle, l'arme utilisée par le gendarme était considérée comme nécessaire et proportionnée face à l'agression subie.
La famille de Gabriel conteste toutefois cette version des faits. Ils envisagent de porter plainte pour contester les modalités de l'intervention. La mère de la victime, Isabelle Bée, a qualifié les actions des gendarmes de "conditions qui ont conduit au drame". Elle souligne qu'elle compte s'appuyer sur une vidéo d'une heure enregistrée par son fils, en affirmant que cette dernière prouverait des irrégularités dans l'intervention.
Selon le parquet, toutes les vidéos, y compris celle filmée par Gabriel, ont été rigoureusement analysées par les enquêteurs. Malgré le classement de l'affaire, la famille continue de demander des réponses, convaincue qu'il est impératif que de telles situations ne se reproduisent plus.







