La crise au Moyen-Orient entre dans une nouvelle phase avec des déclarations alarmantes du ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, qui a annoncé que le 10 mars marquerait "le jour le plus intense de frappes" sur l'Iran depuis le début du conflit le 28 février dernier. Cette montée en tension survient après que Donald Trump a déclaré que la guerre était "quasiment finie". Les forces israéliennes, quant à elles, ont intensifié leurs bombardements sur Téhéran, mettant la situation sous haute pression.
Donald Trump prévient l'Iran d'importantes conséquences militaires
Trump a mis en garde l'Iran contre de sévères répercussions militaires en cas de mines posées dans le détroit d'Ormuz, point névralgique par lequel transite 20 % de la production mondiale de pétrole. Il a écrit sur sa plateforme Truth Social : "Si des mines sont posées et ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences pour l'Iran seront sans précédent." La marine américaine a également détruit 16 navires poseurs de mines iraniens dans cette région stratégique, selon un communiqué officiel.
Le Pentagone a signalé environ 140 blessés parmi les forces américaines, dont huit gravement. Les pertes humaines s’élèvent à sept soldats américains dans des opérations au Koweït et en Arabie Saoudite.
Israël intensifie ses frappes sur Téhéran
Avec les annonces de frappes intensifiées de la part des États-Unis, Israël a également réagi en lançant une "vague de frappes" sur Téhéran. Un porte-parole de l'armée israélienne a relayé ces informations via Telegram, affirmant que les forces de défense israéliennes avaient ciblé des installations du régime iranien.
L'Iran refuse un cessez-le-feu
Du côté iranien, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que toute attaque contre l'Iran entraînera une riposte proportionnée. Lors d'une déclaration sur X, il a notifié : "Aujourd'hui, nous nous battons œil pour œil, dent pour dent, sans compromis ni exception." En réponse aux frappes israéliennes, l'Iran a également lancé des missiles sur des cibles américaines et israéliennes.
Washington et les pétroliers
Dans un développement controversé, le ministre de l'Énergie américain, Chris Wright, a d'abord annoncé l'escorte d'un pétrolier par la marine américaine dans le détroit d'Ormuz, avant de se rétracter, provoquant un recul des cours du pétrole. La Maison Blanche a dû clarifier que "la marine américaine n'a escorté aucun pétrolier ni aucun navire".
Israël frappe au Liban, provoquant un nombre croissant de déplacés
Israël a de nouveau attaqué la banlieue sud de Beyrouth, aggravant la crise humanitaire au Liban. L'ONU a rapporté que plus de 667 000 personnes ont été déplacées à cause des frappes israéliennes, une augmentation de 100 000 personnes en seulement 24 heures. Le Hezbollah a annoncé la mort de 15 de ses secouristes en raison de ces attaques.
Réunion du G7 pour discuter des conséquences économiques
L'Élysée a annoncé qu'une vidéoconférence du G7 se tiendra pour évaluer les conséquences économiques de la guerre, notamment la crise énergétique. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d'utiliser les réserves stratégiques de pétrole pour atténuer les hausses de prix provoquées par ce conflit. Cette réunion suit la flambée des prix du baril, dépassant les 120 dollars, avant une légère tendance à la baisse après les annonces des autorités américaines.







