Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le trafic maritime a subi de sérieuses perturbations. Les associations de protection animale, notamment Robin des Bois, expriment leur inquiétude pour le sort de près de 70 000 animaux emportés sur des navires. Ces animaux, principalement des vaches, des moutons et des chèvres, se retrouvent bloqués en mer en attendant de pouvoir accéder à de nouveaux ports de déchargement.
Les conditions de transport, déjà reconnues comme problématiques en temps normal, s'aggravent en période de crise. Selon Ouest-France, la situation est devenue critique avec des navires, comme le Balha One, stationnés depuis plus d’un mois au large des côtes turques. "Ces animaux sont à bord depuis trop longtemps, les conditions de vie sont inacceptables", alerte l’association.
Les bétails, transportés originellement d'Amérique du Sud, d'Europe ou d'Afrique, étaient destinés à des pays tels que les Émirats, le Liban, l'Irak ou encore la Jordanie. Cependant, avec les récents conflits, certains navires se voient contraints de changer de destination, déchargeant ailleurs comme en Libye. Andrée Kliegel, vétérinaire et experte en bien-être animal, appelle à une régulation internationale plus stricte pour éviter de telles situations à l'avenir.
L'association Robin des Bois a également signalé de nombreux cas d'animaux piégés sur des cargos, notamment le Spiridon II, un navire qui avait déjà été impliqué dans des événements tragiques l'année précédente. "Nous avons observé des milliers d'animaux exportés chaque année vers le Moyen-Orient, où les conditions de transport sont souvent déplorables", a déclaré un porte-parole de l'association.
« Des animaux à bord depuis plus d’un mois »
Plusieurs voix critiques, y compris celles du réseau d'associations de défense des droits des animaux, pointent les dangers d’un transport marin de fret de bétail en milieu de conflit. Elles dénoncent des pratiques inhumaines, exacerbées par les récents événements géopolitiques. "Il est impératif de trouver des solutions durables pour garantir le bien-être des animaux", a souligné Kliegel.
Bien que certains cargos aient réussi à accoster dans des ports tels que le Liban, d'autres tentent encore d’échapper à la guerre pour décharger. La situation ravive le débat sur la législation entourant le transport des animaux vivants, une question fondamentale que les gouvernements doivent aborder sérieusement afin d’éviter d'autres crises humanitaires et animales à l'avenir.







