Ce vendredi marquait le cinquième jour du procès de Lucas Larivée, jugé pour l'enlèvement, le viol et le meurtre de Justine Vayrac en octobre 2022, devant la cour d'assises de la Corrèze. Alors que l'accusé persiste à nier avoir commis ces crimes, le procès est empreint d'une intense émotion.
Lors de cette audience, après le témoignage déchirant de la mère de la victime, c'est son père qui a exprimé sa douleur. Les larmes aux yeux, il a déclaré : "C’était ma seule fille. Elle était extraordinaire. Elle représentait tout pour moi". Cet homme, en proie à une profonde tristesse, a partagé sa souffrance, en évoquant ses visites quotidiennes au cimetière pendant deux ans, avant que son esprit ne s'épuise : "Après mon corps a lâché".
Il a poursuivi : "Il a détruit nos vies. Ce que je trouve le plus difficile c’est qu'il ne parle pas. Son seul intérêt dans ce procès c’est de réduire sa peine, alors que nous souffrons le martyre". Son récit a résonné dans la salle d'audience, soulignant l'impact dévastateur de cette tragédie familiale.
L'accusé maintient sa version
Lucas Larivée a subi un dernier interrogatoire où il a réitéré ses affirmations, niant avoir voulu la mort de Justine et contesté toute accusation de viol. Avec une assurance troublante, il a répondu à chaque question de la présidente, ne montrant aucun signe de faiblesse jusqu'à ce qu'un moment de vulnérabilité émerge. Ému, il a déclaré : "Ce que j’ai fait est impardonnable. Je ne me le pardonnerai jamais". Il a même exprimé sa honte envers la famille de Justine, soulignant : "Si je n’ai pas regardé la famille de Justine, c’est par respect".
Une dernière journée de procès ce samedi
La journée de vendredi s'est achevée par la plaidoirie de l’avocat des parties civiles. Le procès, finalement prolongé d'une journée, reprendra ce samedi avec les réquisitions de l’avocat général suivies des plaidoiries de la défense, avant les délibérations du jury. Lucas Larivée, déjà condamné pour un incendie volontaire, risque cette fois selon des sources judiciaires une réclusion criminelle à perpétuité, ce qui soulève des inquiétudes au sein de la communauté.
Des experts en droit pénal suggèrent que l'issue pourrait également être influencée par la force des témoignages présentés au tribunal. Selon une étude récente de France Info, la reconnaissance de culpabilité et la profondeur des témoignages émotionnels ont un impact important sur les décisions des jurys. Reste à voir comment ces éléments joueront dans ce cas tragique.







