Le président socialiste de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a apporté son soutien à Emeric Lavitola à Périgueux le 19 mars, à seulement trois jours du second tour des élections municipales. Cette visite a été marquée par la présence de Patrick Palem, ancien membre de La République en marche, qui a lui aussi décidé de soutenir Lavitola. Palem avait déjà été colistier sur la liste d'Antoine Audi lors des précédentes élections.
Emeric Lavitola, maire sortant et candidat socialiste, est arrivé en tête du premier tour avec une avance de 40 voix sur Michel Cadet, le candidat de droite, une situation qui a suscité des tensions au sein des partis en lice. Alain Rousset, en se rendant à Périgueux, a exprimé sa confiance dans la capacité de Lavitola à poursuivre son mandat. Ceci est d'autant plus significatif dans le contexte politique actuel, où les alliances et les soutiens peuvent être déterminants.
La présence de Patrick Palem a créé un certain émoi, car il avait été candidat en 2020 et son adhésion au soutien de Lavitola marque un changement de cap. Il a pris ses distances avec Antoine Audi, qui avait appelé à voter contre le socialisme, tout en se ralliant à Lavitola, ce qui pourrait influencer des électeurs indécis. Patrick Palem a déclaré : "Nous devons assurer que Périgueux reste entre de bonnes mains", tout en soulignant la difficulté d'aligner les divers intérêts au sein des différents partis.
Ce soutien illustre également la dynamique actuelle des élections municipales dans la ville, où les différentes factions politiques luttent pour le contrôle. Comme l’a rapporté France Bleu, plusieurs colistiers d'Antoine Audi semblent vouloir suivre Palem dans sa nouvelle orientation politique en soutien à Lavitola, renforçant ainsi sa position avant le second tour.
À quelques jours de l'élection, la mobilisation des soutiens autour d'Emeric Lavitola pourrait faire pencher la balance en sa faveur, alors que les tensions entre les partis s'intensifient. Le verdict des électeurs ne saurait tarder, et il pourrait bien réserver des surprises dans un contexte électoral tumultueux.







