Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a exprimé un optimisme marqué jeudi quant à la situation actuelle de l’Iran, déclarant que le pays était en passe d’être "décimé". À peine trois semaines après le déclenchement d’une guerre dont les impacts économiques se font ressentir à l'échelle mondiale, il a affirmé que l’arsenal militaire iranien était gravement diminué.
"Après 20 jours, je peux vous annoncer que l’Iran n’a aujourd’hui plus la capacité d’enrichir d’uranium et qu’il a perdu son potentiel de production de missiles balistiques", a-t-il soutenu lors d’un point presse télévisé. Les récents bombardements contre des infrastructures iraniennes ont visiblement affaibli le régime, une perspective confirmée par des analyses du site France 24.
Le président américain Donald Trump a précédemment lancé une offensive contre Téhéran avec l'objectif de neutraliser la menace nucléaire, pourtant sa stratégie avait été mise en place sous la promesse d’une destruction de ce programme en juin 2025. En contradictoire, les affirmations de Netanyahou semblent annoncer un tournant significatif sur le terrain.
Les conséquences sur le marché pétrolier
Les frappes massives d’hier sur des sites de production dans le Golfe ont entraîné une flambée des prix. Le pétrole américain WTI a vu son prix dépasser temporairement la barre des 100 dollars, augmentant de plus de 5 %. En Europe, le gaz a connu une hausse impressionnante, avec des augmentations allant jusqu’à 35 %. Ce bouleversement a également provoqué une chute des marchés boursiers, tant en Europe qu’à New York.
Les infrastructures touchées incluent des installations critiques comme Ras Laffan, essentiel pour la production de gaz naturel liquéfié au Qatar, qui a dû faire état de "dommages considérables" suite à une attaque iranienne, réduisant potentiellement sa capacité d’exportation de 17 %.
Des fissures dans le pouvoir iranien
La réaction de l’Iran ne s’est pas fait attendre, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti qu’aucune retenue ne sera observée en cas d’agressions futures sur ses infrastructures. Les tensions internes à l’intérieur du pays semblent grandissantes, ce que Netanyahou a confirmé par l’intermédiaire de ses déclarations : "Nous constatons beaucoup de tensions parmi ceux qui se disputent le pouvoir".
Alors que la situation sur le terrain évolue rapidement, la question demeure : l’Iran peut-il encore résister face à cette pression continue ? Les expertises s'accordent à dire que des fractures au sein du régime pourraient être exploitées par Israël dans les mois à venir, une dynamique que le monde entier continue de surveiller de près.







