Quatorze ans d'une lutte silencieuse. Florence, ancienne professeure des écoles à Rouillon en Sarthe, a vu sa vie basculer le jour où une chute lui a causé un traumatisme crânien. À cette époque, en accrochant des dessins d'élèves au mur, elle ne se doutait pas qu'elle s'engageait sur un chemin semé d'embûches. Aujourd'hui, Florence consacre sa vie à aider ceux qui, comme elle, subissent les conséquences de tels traumatismes.
Le 20 mars, à l'occasion de la journée mondiale du traumatisme crânien, Florence Borsier partage son histoire. Selon l'association des familles des traumatisés craniens (AFTC), chaque année, environ 150 000 personnes en France sont touchées. Les traumatismes crâniens peuvent être légers, modérés ou sévères, mais leurs effets sont souvent invisibles. "J'ai vécu un an de quête de réponses médicales", explique-t-elle. "Les symptômes sont insidieux et difficilement détectables par les professionnels de la santé".
Pour Florence, ce parcours a entraîné un état de fatigue persistante. "Je mène une demi-vie. Je peux être active une partie de la journée, mais j'ai besoin de repos pour le reste", confie-t-elle. Ces mots résonnent profondément chez les personnes qui partagent ce même chemin.
D'aidée à aidante
Au fil de son parcours, Florence découvre l'AFTC sarthoise, une communauté de soutien pour les victimes de traumatismes crâniens. "C'est essentiel d'échanger, de partager nos expériences pour apprendre et se soutenir mutuellement", souligne-t-elle. Motivé par un esprit de solidarité, elle devient bénévole au sein de cette association. "On m'a tendu la main, maintenant je rends la pareille", dit-elle avec détermination.
Florence a aujourd'hui un impact significatif. Elle accompagne de nombreuses personnes, comme Sabine, victime d'une chute à vélo en juin 2025. "Florence m'aide à appréhender mon handicap. Son soutien m'a permis d'expliquer à ma famille ce que je vivais et les changements que cela entraînait dans notre vie quotidienne", confie-t-elle, émus.
En plus de son engagement local, Florence est aussi active au sein de France Cérébrolésion, une association nationale. Elle parcourt la France pour partager son histoire et soutenir les victimes de traumatismes crâniens. À travers ses prises de parole lors de congrès, elle sensibilise le public à la réalité de cette condition, offrant espoir et encouragement à tous ceux qui luttent dans l'ombre.







