A Lavergne, la société Reden propose un projet d'agrivoltaïsme qui allie installation de panneaux solaires et élevage ovin sur 10 hectares. Ce projet, déjà au cœur des discussions locales, entrera en phase d'enquête publique à partir du 31 mars. Selon Sud Ouest, il suscite des préoccupations concernant la préservation des terres agricoles et l'artificialisation des sols.
Le collectif anti-projet, formé il y a deux ans, appelle à une réflexion sur l'impact environnemental et les méthodes de consultation. Son porte-parole, Anselme Marcon, souligne : "L'urgence d'une transition écologique doit primer sur des projets controversés. Nous devons chiffrer et évaluer ces initiatives avec rigueur et transparence." De l'autre côté, Jacques Riemensberger, le maire de Lavergne, fait valoir les bénéfices économiques potentiels avec une estimation de 20 000 euros de taxes annuelles pour la commune, en plus d'indemnisations pour les agriculteurs concernés.
Sur le terrain, les opinions divergent. Le président de la société de chasse locale, Xavier Vidal, souligne l'importance de préserver certains espaces pour la faune tout en restant neutre quant à l'implantation. "Ces terres pourraient devenir plus que des panneaux solaires; elles pourraient également servir à la reproduction de petit gibier," affirme-t-il.
L'enquête publique se tiendra du 31 mars au 30 avril à la mairie de Lavergne. Les habitants pourront se renseigner et poser leurs questions lors des permanences prévues, notamment les 31 mars, 9 et 25 avril. Ce processus invite la communauté à s'impliquer dans le développement d'un projet à l'interface de l'agriculture et des énergies renouvelables.







