Julien Feuvrier-Laforet, joueur de rugby au Limoges Étudiants Club, lutte contre une leucémie, ayant reçu ce diagnostic la veille de son mariage. Désormais, avec sa femme Marie et le Dr Guillaume Olombel du CHU de Limoges, il organise des campagnes de sensibilisation pour inciter les habitants à devenir donneurs de moëlle osseuse lors de divers événements sportifs. C’est à Isle, fin février, puis à Beaublanc, lors d'un match de l’Usal, que cette initiative a pris forme. L'objectif : élever la conscience du don, qui a un potentiel salvateur indéniable.
Une chance sur un million de trouver un donneur compatible
Le processus de don est simple. Au stade, il suffit de quelques minutes pour remplir un formulaire et donner un échantillon de sang ou de salive. Selon Evann Crenn, médecin au CHU, "le but est de recueillir des globules blancs pour établir une carte d'identité immunologique, permettant ainsi de trouver un donneur adéquat pour un receveur". Toutefois, il est crucial de noter qu’en dehors des liens de parenté, les chances de compatibilité ne sont que d’une sur un million. Actuellement, la France ne compte que 400 000 donneurs enregistrés.
Utiliser les stades pour sensibiliser
Julien Feuvrier est convaincu que la communauté rugby représente une grande famille : "Cela peut beaucoup aider à attirer l’attention sur cette cause". Ce jour-là, lors d’un déjeuner à la veille du match, il s'est exprimé devant les supporters. Inès, 26 ans, a décidé de passer à l'acte et a approché le stand pour un prélèvement : "C'est essentiel d'être informés sur le don de moelle et d'autres options, comme le plasma. Être présents dans ces événements facilite le processus pour ceux d'entre nous qui désirent aider".
En France, les estimations montrent qu'environ 380 000 personnes se sont manifestées prêtes à faire un don. En Limousin, ce nombre descend à environ 5 000. Julien et les équipes médicales prévoient de tenir d'autres stands, probablement lors de futurs matchs de rugby ou de basket.







