Êtes-vous un retraité français envisageant de vous établir à l'étranger ? Il est crucial de comprendre les implications fiscales de cette décision. Contrairement à leurs homologues résidant en France, les expatriés bénéficient de modalités de prélèvements sociaux distinctes sur leurs pensions.
Les prélèvements sociaux en France
Selon l'Assurance retraite, les pensions de base en France sont soumises à plusieurs prélèvements sociaux. En effet, trois contributions se distinguent : la contribution sociale généralisée (CSG), la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), et la contribution de solidarité pour l'autonomie (Casa). Les taux varient :
- CRDS : 0,5 %
- Casa : 0,3 % (applicable uniquement si la CSG est payée à un taux supérieur de 6,6 % ou 8,3 %)
- CSG : 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 %, selon le revenu fiscal de référence (RFR)
Une cotisation d'assurance maladie pour les retraités vivant à l'étranger ?
Les retraités installés à l'étranger échappent à la CSG, la CRDS et la Casa, peu importe leurs revenus. Toutefois, une cotisation d'assurance maladie est requise sur leurs pensions, y compris celles du régime général. Ce taux s'établit à 3,2 % pour les pensions de base et peut atteindre 4,2 % pour les pensions complémentaires, selon les indications de Le Monde. Cela s'applique si le retraité est affilié à un régime français d'assurance maladie ou détient la nationalité étrangère tout en ayant cumulé au moins 15 ans d'assurance vieillesse en France.







