Pour sécuriser le paiement de leurs loyers, les propriétaires demandent souvent un garant. Cependant, cet engagement ne doit pas être pris à la légère. Voici cinq éléments essentiels à évaluer avant de signer.
Évaluer ses capacités financières avant de garantir un loyer
Il est crucial d’analyser sa situation financière avant de s’engager en tant que caution. En effet, si le locataire est en défaut de paiement, vous pourriez être contraint de couvrir ses dettes. Même si vous avez une grande confiance en la personne que vous aidez — qu'il s'agisse de votre enfant ou d'un ami —, assurez-vous que vous pouvez vous permettre une telle dépense supplémentaire.
Définir le montant de son engagement
L'article 2297 du code civil stipule que la caution doit indiquer clairement dans son engagement le montant maximum qu'elle est prête à garantir. Bien que la loi ne fixe pas de montant standard, vous pouvez baser ce chiffre sur le loyer et les charges. Par exemple, pour un loyer de 500 € avec 50 € de charges sur un contrat de trois ans, vous pouvez limiter votre engagement à 19 800 € (500 + 50) x 12 x 3. Il est important de noter que si le montant est écrit en chiffres et en lettres, c'est la version en lettres qui est prise en compte.
Limiter ou non la durée de son engagement
Depuis janvier 2022, il n’est plus obligatoire de mentionner une durée d’engagement pour le cautionnement. Si cela n’est pas précisé, vous aurez la possibilité de résilier l'engagement via une lettre recommandée, mais cela ne prendra effet qu'à la fin du bail.
Dans le cas d'une colocation, il est conseillé de désigner spécifiquement le locataire pour qui vous vous portez garant. Ainsi, si ce dernier quitte le logement, votre responsabilité ne s'étendra pas aux autres colocataires, ce qui peut vous protéger contre des engagements indésirables.







