Meta a fait savoir, dans un communiqué interne, qu'elle allait procéder au licenciement de 8.000 employés, soit environ 10% de son personnel. Cette annonce a été révélée par une source proche du dossier à l'AFP. Parallèlement, plusieurs médias rapportent que Microsoft envisage également un vaste plan de départs volontaires touchant près de 8.750 personnes, soit environ 7% de ses équipes.
La responsable des ressources humaines de Meta, Janelle Gale, a justifié cette décision en soulignant la nécessité de "gérer l'entreprise plus efficacement et de compenser les investissements" dans un secteur technologique en pleine mutation, notamment avec l'essor de l'intelligence artificielle (IA).
Selon des documents officielles, la maison mère des réseaux sociaux Facebook et Instagram comptait 78.865 employés à la fin de l'année dernière. En plus des licenciements, Meta a également décidé de supprimer 6.000 postes non pourvus, corroborant une information rapportée par Bloomberg.
De son côté, Microsoft, basé à Redmond dans l'État de Washington, a confirmé la mise en place de ce plan de départs volontaires. C'est la première fois que la société prend une telle initiative dans son histoire. Pour l'heure, aucune déclaration officielle n'a été faite par Microsoft pour commenter cette situation.
Bien que l'IA n'ait pas été directement citée dans le cadre de cette contraction, le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, avait précédemment souligné son impact sur l'efficacité opérationnelle. Lors d'une intervention en janvier, il avait indiqué : "Des projets qui nécessitaient autrefois de grandes équipes peuvent maintenant être réalisés par une personne très talentueuse." Ce recentrage sur les contributions individuelles pourrait expliquer en partie les réductions d'effectifs.
En parallèle, Meta investit massivement dans l'IA, prévoyant des dépenses entre 115 et 135 milliards de dollars d'ici 2026. Ces fonds seront principalement destinés à renforcer ses capacités, des composants électroniques aux infrastructures nécessaires.
Récemment, Meta a annoncé un accord avec AMD, un acteur majeur de l'industrie des semi-conducteurs, pour l'acquisition de millions de puces, pour un montant d'au moins 60 milliards de dollars.
Les analystes de Wedbush Securities notent que, malgré l'ampleur des investissements, la stratégie de Meta en matière d'IA semble plus pragmatique que lors de la précédente phase axée sur le "métavers", qui a été entachée de déconvenues financières. "Nous avons confiance en la capacité de la direction à naviguer durant cette période de transformation", ont-ils ajouté.







