L'accident survenu en mars dernier entre un appareil d'Air Canada et un véhicule de secours a causé la mort de deux pilotes et a entraîné de nombreux blessés. Un rapport préliminaire du Bureau américain de la sécurité des transports (NTSB) fait état de plusieurs défaillances, tant humaines que techniques, qui ont conduit à cette collision tragique.
Le rapport souligne que l'autorisation accordée par le contrôleur aérien au camion de pompiers pour traverser la piste a été une première erreur fatale. Alors que le CRJ-900 de Jazz Aviation, en service pour Air Canada, était en approche, le contrôleur, conscient de son erreur quelques secondes plus tard, a tenté d'annuler la manœuvre en criant “stop stop stop”. Cependant, selon les déclarations d'un membre de l'équipage du camion, il n'a d'abord pas compris à qui le message était destiné, comme le rapporte le NTSB.
Il a finalement reçu l'ordre précis de s'arrêter, mais réalisant qu'ils étaient sur la piste, “il était déjà trop tard pour éviter l'accident”, précisé dans l'enquête.
Un autre point critique soulevé par le rapport est l'absence de transpondeur à bord du véhicule de secours, qui aurait permis d'alerter le contrôle aérien de la collision imminente. Le NTSB indique que ce manque a empêché une détection précoce de la trajectoire du camion par rapport à celle de l'avion, augmentant ainsi les risques de l'incident. “Le système n'a pas pu croiser les trajectoires et n'a donc pas détecté le risque de collision”, souligne le bureau d'enquête.
Il est également important de noter que l'accident s'est déroulé en pleine nuit, dans un environnement opérationnel déjà chargé, où plusieurs équipes intervenaient sur une autre urgence dans l'aéroport de LaGuardia. Cela a contribué à des communications radio parfois brouillées, rendant la situation encore plus chaotique.
Selon l'autorité portuaire, LaGuardia est le troisième aéroport le plus fréquenté de New York, avec des prévisions de 32,8 millions de passagers d'ici 2025. Ces chiffres soulignent l'importance cruciale d'améliorer la sécurité des opérations aéroportuaires pour éviter que de tels accidents ne se reproduisent.







