Jeudi, le Liban et Israël s'engagent dans une nouvelle session de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, où le Liban compte demander une extension de la trêve en vigueur depuis le 17 avril.
Avant ces discussions, Israël a déclaré n'avoir pas de "désaccords sérieux" avec le Liban, l'incitant à "collaborer ensemble" face à la menace du Hezbollah, qui demeure opposé aux pourparlers. Ce point de vue a été corroboré par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, affirmant qu'un obstacle majeur à la paix réside dans le Hezbollah.
Le président libanais, Joseph Aoun, a explicité que la demande portera sur la "prolongation du cessez-le-feu", incluant l'arrêt des attaques contre les civils, les lieux de culte et les travailleurs humanitaires. Il a exprimé l’espoir de rencontrer le président Trump pour clarifier la situation au Liban, tout en écartant un contact avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La rencontre actuelle suit une réunion qui a eu lieu le 14 avril, marquant la première discussion entre les deux nations depuis 1993, et tente de mettre fin à un conflit exacerbé le 2 mars par des attaques du Hezbollah contre Israël. Les États-Unis, sous l'égide de Marco Rubio, ont récemment instauré une trêve de dix jours en réponse au conflit, qui a causé la mort de plus de 2.400 personnes au Liban et un million de déplacés.
Malgré les pourparlers, Israël continue ses bombardements, ayant récemment tué la journaliste amal Khalil, provoquant des accusations de "crime de guerre" de la part des autorités libanaises. Selon l'Agence nationale d'information, un drone israélien a par ailleurs ciblé un véhicule près de Nabatiyeh, tandis que le Hezbollah revendiquait des attaques contre les forces israéliennes.
Selon une source proche des négociations, le Liban réclame une prolongation de la trêve de un mois. Après la première session de pourparlers, les deux pays ont convenu d’entamer des négociations directes en vue d'établir une paix durable.
La situation demeure tendue, alors que l'armée israélienne, en entrant sur le territoire libanais, a mis en place une "ligne jaune" de séparation. Israël revendique le droit d’intervenir contre des attaques potentielles du Liban.
Alors que Téhéran a conditionné la reprise des pourparlers avec Washington à un cessez-le-feu au Liban, le président libanais a précisé que les négociations à venir seront "distinctes" des discussions entre l'Iran et les États-Unis. Récemment, Trump a aussi prolongé une trêve avec l'Iran, soulignant la complexité des relations régionales.







