alors que la COP 22 sur le climat entame sa deuxième semaine à marrakech, le sujet de la pollution alimentaire reste majeur, mais encore négligé.
manger un simple steak peut-il déclencher un typhon à l'autre bout du monde ? alors que les enjeux du réchauffement climatique sont bien connus, il est essentiel de prendre en compte l'impact environnemental de notre alimentation, notamment son bilan carbone.
la chaîne de production alimentaire — de l'agriculture au traitement des déchets — entraîne des conséquences environnementales notables. en France, l'alimentation est responsable de 36 % des émissions de gaz à effet de serre, soit environ 171 millions de tonnes de CO2, sans compter l'impact des importations. nombreux sont ceux qui n'ont pas accès à ces données cruciales, soulève le World Food Programme, qui milite pour plus de transparence sur ce sujet.
une étude révélatrice
pour rendre public l'impact de notre alimentation sur la pollution, des chercheurs australiens et anglais ont publié, en octobre, une étude dans le Journal of Cleaner Production. cette recherche, qui met en lumière les variations des émissions par type d'aliment, a listé 350 produits pour mesurer l'émission de CO2 par kilogramme consommé. l'étude aborde également l'empreinte écologique de la production agricole jusqu'au traitement des déchets.
la viande et le poisson : des choix à éviter
les données sont sans appel : l'agneau émet 32,7 kg de CO2 par kilogramme, le homard 28,05 kg, le bœuf 26,61 kg, et ces chiffres continuent d'augmenter. au total, 52 % des émissions de gaz à effet de serre liées à notre alimentation proviennent de la viande et du poisson, tandis que les fruits et légumes ne représentent que 15 %. en moyenne, les légumes n'émettent que 0,37 kg de CO2 par kilogramme consommé.
peut-être est-il temps de revoir nos habitudes alimentaires. même si devenir végétarien n'est pas une option pour tous, opter pour des portions réduites et privilégier les légumineuses et fruits secs peut grandement diminuer notre empreinte écologique. cela permet non seulement de protéger notre planète, mais aussi de prévenir divers problèmes de santé tels que les maladies cardiovasculaires et le diabète.
(1) Journal of Cleaner Production, "Systematic review of greenhouse gas emissions for different fresh food categories", 2016.







