Le samedi 25 avril, une vingtaine de maires issus de la Métropole de Grenoble se sont réunis devant la mairie de Fontaine pour apporter leur soutien à Raphaël Guerrero, candidat à la présidence de la Métropole. Cette rencontre a également permis d'exprimer leurs inquiétudes concernant une éventuelle mise à l'écart en cas de victoire de Guillaume Lissy.
Après plus de 12 heures de négociations tumultueuses, l'élection a été reportée au 30 avril suite à un malaise ressenti par Lissy, qui semble aller mieux, mais laisse derrière lui un climat politique tendu. Guerrero, maire de Jarrie et représentant de la droite et des petites communes, a su rassembler un large soutien, soulignant l'importance de préserver la voix des petites collectivités.
“Nous nous considérons comme des pots de fer face à des pots de terre. Nos 700 habitants n'ont pas le même poids que Grenoble ou Échirolles, mais cela ne signifie pas que nous devons être oubliés,” a déclaré Audrey Guyomard, maire de Bresson, illustrant ainsi le sentiment d'abandon que ressentent de nombreuses petites communes.
Franck Longo, le maire de Fontaine, a ajouté que la situation actuelle était une honte pour la métropole, accusant l'absence d'union et d'esprit collectif au sein des élus. “Comment peut-on donner un tel spectacle à nos habitants? Cela montre notre incapacité à collaborer efficacement,” a-t-il déploré.
Guerrero a clairement exprimé sa détermination à diriger la Métropole de manière équilibrée, sans laisser de côté les 38 communes au profit des 11 autres. Il a plaidé pour une gouvernance partagée, affirmant : “Nous ne voulons pas des miettes. La présidence ne doit pas être un simple trophée, mais un équilibre entre diverses majorités et intérêts territoriaux.”
Alors que les cinq jours précédant la prochaine élection s’écoulent, Guerrero reste ouvert à des discussions pour tenter de trouver un terrain d'entente qui satisfait toutes les parties concernées.







