Emmanuel Macron a déclaré vendredi à Athènes que l'Europe traverse un "moment unique", où "un président américain, un président russe et un président chinois" se montrent "farouchement opposés aux Européens".
Le président français a exprimé que c'était le bon moment pour un "sursaut" européen, s'adressant au Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis dans l'Agora romaine, un lieu emblématique de la capitale grecque.
Tout en regroupant Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping comme des opposants communs au Vieux Continent, Macron a précisé que le président des États-Unis demeure un "allié", malgré son imprévisibilité.
"Ce moment pourrait être le moment européen", a-t-il insisté, réaffirmant que l'Union européenne se distingue par sa "fiabilité" et sa "prévisibilité". Ce point de vue est crucial et ne doit pas être sous-estimé, selon le chef de l'État, qui effectue une visite de deux jours en Grèce.
Macron a déclaré que l'enjeu pour l'Europe est de "devenir une vraie puissance", notant que les capacités cumulées en matière de défense, de commerce et de services financiers de l'Union européenne constituent un poids significatif qui peut rivaliser avec les États-Unis et la Chine.
Il a également évoqué le concept de souveraineté européenne qu'il avait introduit lors de sa première visite à Athènes en 2017, plaidant pour un renforcement du pilier européen de l'OTAN. Il a souligné que des doutes persistent quant à l'article 5 de l'alliance militaire américano-européenne, souvent remis en question par Donald Trump.
Cette incertitude "affaiblit de facto l'Alliance", a-t-il noté, tout en affirmant qu'il s'agit toujours d'une "alliance stratégique solide". La nécessité d'une Europe unie et responsable est plus que jamais d'actualité, à mesure que le monde se polarise autour de figures politiques charismatiques mais controversées.







