Le président Emmanuel Macron se rend en Grèce le vendredi 24 avril pour une visite officielle de deux jours. Cet événement souligne le renouvellement de leur accord de coopération stratégique et célèbre une relation bilatérale considérée comme un exemple à suivre, selon les médias grecs.
À son arrivée, la presse hellène n’a pas manqué de saluer cet événement. "La relation entre la Grèce et la France est l'une des plus exemplaires de l'Union européenne", a déclaré le quotidien influent Ta Nea. Ce dernière a ajouté que, durant toute l'histoire moderne d'Athènes, "Paris n'a jamais traité la Grèce comme un simple protectorat, mais plutôt comme un véritable allié".
“L’avenir de l’Europe”
De son combat pour l’indépendance à son adhésion à la Communauté économique européenne, la Grèce a toujours bénéficié du soutien indéfectible de la France. Cette alliance est souvent résumée par le terme “Grèce-France-Alliance”.
En septembre 2021, les deux pays avaient déjà signé un partenariat de défense, et la visite de Macron vise à sceller ces engagements renouvelés.
Pour le quotidien économique I Naftemporiki, "cette rencontre représente une avancée majeure pour approfondir une coopération déjà solide, tout en intégrant des domaines d’action émergents au cœur des discussions sur l’avenir de l’Europe".
“Période de fortes tensions”
Le contexte régional est marqué par des tensions croissantes. Récemment, la Grèce et la France ont réagi à un incident impliquant un drone iranien, renforçant la nécessité d'une coopération en matière de défense.
Les discussions porteront notamment sur les domaines de l'énergie nucléaire, comme les petits réacteurs modulaires, ainsi que sur le développement de nouveaux systèmes d'armement. Le grand quotidien I Kathimerini précise que "la Grèce a accepté de permettre le stationnement d'avions Rafale portant des armes nucléaires, renforçant ainsi son partenariat avec la France".
"La visite de Macron souligne l'alignement stratégique entre les deux nations en période de fortes tensions, consolidant ainsi leur rôle stabilisateur en Méditerranée", conclut Efsyn.







