Mercredi dernier, Emmanuel Macron a présenté une vaste initiative gouvernementale incluant 150 chantiers industriels jugés stratégiques, représentant plusieurs milliards d'euros d'investissement. Parmi ces projets emblématiques, le GOCO2, situé en Mayenne, a suscité une attention particulière.
Décrivant cette démarche comme une application de la méthode « Notre-Dame », le président a souligné l’importance de ces projets dans le contexte de la transition écologique. Le projet GOCO2 vise à établir un système efficace de captage, stockage et élimination du dioxyde de carbone émis par les industries les plus polluantes dans les Pays de la Loire, une initiative qui pourrait transformer le paysage industriel de la région.
Avec un investissement estimé à plus de 4 milliards d'euros, deux sites clés figurent dans le projet : l'usine de chaux Lhoist à Neau et la cimenterie Lafarge à Saint-Pierre-La-Cour, considérée comme la plus grande de France. Ces installations seraient directement intégrées dans une initiative de réduction d'émissions de carbone, en lien avec les objectifs environnementaux fixés par le gouvernement.
Pour faire face à ce défi écologique, plusieurs centaines de kilomètres de canalisations souterraines seront posés. Un des circuits de captage, prévu pour débuter dans cinq ans, sera implanté dans les Coëvrons, non loin des fours à chaux de Neau, avec une attention particulière à la préservation des espaces habités.
Le dioxyde de carbone capturé sera ensuite transporté vers Saint-Nazaire pour être converti en liquide. Selon les informations de Le Monde, une grande partie de ce CO2 pourrait être expédiée par voie maritime vers la mer du Nord, où il sera enfoui dans d'anciens puits de forage. Cela fait partie d'une stratégie visant à minimiser l'impact environnemental tout en explorant des avenues pour la commercialisation de ce CO2, notamment dans la fabrication de carburants durables.
Ce projet représente l'une des nombreuses initiatives dans le cadre d'un plan global de 71 milliards d'euros, englobant divers secteurs, tels que l'agroalimentaire, les biocarburants et l'aéronautique. Comme l'a souligné l'Élysée, 150 projets sont répartis sur 63 départements, avec une forte implication de PME et d'ETI, témoignant de la volonté de revitaliser l'industrie française tout en intégrant des objectifs environnementaux cruciaux.







