Le géant américain de la défense, Lockheed Martin, a confirmé que le Pérou a commandé 12 avions de chasse F-16. Cette annonce survient après une journée tumultueuse au sein du gouvernement péruvien concernant l'exécution de ce contrat.
Mike Shoemaker, vice-président de Lockheed Martin, s'est exprimé en saluant la décision du gouvernement péruvien d'acquérir ces 12 nouveaux F-16 Block 70 pour moderniser la flotte militaire du pays.
Cependant, la démission des ministres péruviens des Affaires étrangères et de la Défense, Hugo de Zela et Jorge Nieto, respectivement, a provoqué des inquiétudes. Ils ont exprimé leur désaccord face à la position du président par intérim, José Maria Balcazar, qui souhaite laisser la responsabilité de cet achat à son successeur, prévu en juin. Les deux anciens ministres affirment que le contrat a été signé avec l'accord des autorités, et qu'il doit être respecté.
Dans un communiqué, le ministère de l'Économie a révélé qu'un premier versement de 462 millions de dollars avait déjà été effectué à Lockheed Martin. L'ambassade des États-Unis à Lima a également confirmé une "signature technique" réalisée lundi, en totale conformité avec le gouvernement péruvien.
Une commande de 24 avions pour 3,5 milliards
Le ministre sortant des Affaires étrangères a mis en garde contre les implications d'un changement de cap, soulignant que cela pourrait nuire à la crédibilité du Pérou en tant que partenaire dans des négociations futures. De son côté, l'ambassadeur américain, Bernardo Navarro, a exprimé sa satisfaction quant à cet accord, qui pourrait être suivi par la commande de 12 avions supplémentaires.
Le Pérou avait indiqué en octobre 2024 son intention de renouveler sa flotte d'aéronefs, envisageant 24 avions de combat de dernière génération pour un investissement total de 3,5 milliards de dollars. Parmi les propositions examinées figurent des offres françaises et suédoises, mais une évaluation en février a finalement favorisé l'option américaine.
Actuellement, la flotte péruvienne comprend 12 Mirage 2000 ainsi que des MiG-29 et des Sukhoï-27, dont une grande partie est hors service. Les tensions politiques en cours s'intensifient alors que le pays se prépare pour le second tour de l'élection présidentielle du 7 juin. José Maria Balcazar, en fonction depuis février, est le huitième président en dix ans, illustrant l'instabilité chronique qui règne au sommet de l'État péruvien.







