Imaginez un patron toujours disponible, sans besoin d'attendre des semaines pour un rendez-vous. C'est l'avenir que propose Meta, selon le Financial Times. L'entreprise souhaite déployer une IA imitant le style de leadership de Zuckerberg, permettant ainsi aux employés d'accéder à ses réponses presque instantanément.
Ce projet ambitieux consisterait à entraîner une IA pour qu'elle reproduise fidèlement les façons de communiquer et les idées de Zuckerberg. Cette nouvelle IA agirait comme un intermédiaire de communication, visant à renforcer le lien entre les salariés et leur patron. Ce projet a pour but de faciliter la communication interne, comme le rapporte la source.
Personnages 3D photoréalistes
D’après le FT, Meta explore également le développement de personnages 3D photoréalistes gérés par IA, pouvant interagir avec les utilisateurs en temps réel. L’idée d’une interaction avec un hologramme de Zuckerberg reste encore une hypothèse.
Toutefois, cette innovation soulève des interrogations importantes. Que se passerait-il si l’IA émettait des opinions divergentes de celles de Zuckerberg ? La responsabilité juridique des décisions prises par l’IA pourrait-elle poser problème ? Des cas familiers, comme celui d'Air Canada, soulignent ce risque, où un chatbot a été condamné à indemniser un client à cause de fausses promesses.
8.000 suppressions d'emplois
Ce projet d’IA arrive dans un contexte social déjà tendu, alors que Meta a annoncé la suppression de près de 10% de ses effectifs, soit environ 8.000 emplois. Selon le FT, cette décision vise à améliorer la gestion de l’entreprise et à soutenir d’autres investissements, notamment dans l’intelligence artificielle.
A noter que Meta prévoit d’investir massivement, avec des dépenses presque doublées, attestant de sa volonté de rivaliser sur le marché de l’IA. Les infrastructures de soutien, comme les centres de données, sont également des priorités pour le groupe.
Si l'IA de Zuckerberg se concrétise, le travail des employés pourrait être radicalement transformé, mais la question de la supervision humaine et des responsabilités demeure préoccupante dans cette nouvelle dynamique.







