Quatre personnes ont perdu la vie suite à des frappes israéliennes au sud du Liban, comme l'a rapporté le ministère libanais de la Santé. Ces événements tragiques interviennent après que des attaques similaires avaient entraîné la mort de six personnes vendredi dernier. Selon l'agence de presse libanaise ANI, ces frappes ont ciblé un camion et une moto dans la localité de Yohmor al-Shaqeef, dans le district de Nabatiyé.
Malgré un cessez-le-feu prolongé cette semaine, les violences se poursuivent dans la région. Le président américain Donald Trump, ayant pris acte de la situation, a annoncé la prolongation de cette trêve, entrée en vigueur le 17 avril, mais les hostilités demeurent palpables. Le Hezbollah, soutenu par l'Iran, a intensifié ses opérations militaires, lançant des roquettes vers Israël en mars dernier en représailles à la mort de son leader, Ali Khamenei, tué lors d'une opération américano-israélienne.
D'autre part, l'agence ANI a signalé des bombardements israéliens sur plusieurs localités du sud, faisant état d'une explosion violente à Khiam, une localité stratégique près de la frontière. Les rapports indiquent que l'armée israélienne a mené des destructions systématiques de bâtiments dans la zone.
En outre, l'armée israélienne a mis en garde les civils de ne pas retourner dans certaines localités du sud, établissant une zone de sécurité, appelée 'ligne jaune', à environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais. Des frappes ont également visé des lance-roquettes du Hezbollah durant la nuit.
Selon des estimations, les frappes israéliennes auraient provoqué la mort de plus de 2 490 personnes au Liban depuis le début des hostilités début mars. Ali Fayad, député du Hezbollah, a déclaré que le mouvement se réserve le droit de réagir face à toute agression israélienne, estimant que la prolongation de la trêve est inefficace tant que les attaques continuent.







