Près de 1,5 million de citoyens se sont inscrits sur les listes électorales en Cisjordanie occupée, tandis que 70 000 le sont dans la zone de Deir el-Balah, au centre de la bande de Gaza.
Ce scrutin est historique, marquant la première élection depuis le début du conflit à Gaza. Les électeurs, issus de Cisjordanie et de Gaza, se sont rendus aux urnes le 25 avril pour choisir leurs maires et conseillers municipaux, malgré un climat de désillusion politique. La Commission électorale centrale, située à Ramallah, a fait état de ces chiffres impressionnants.
A l'ouverture des bureaux de vote, des images diffusées par l'AFP à Al-Bireh et à Deir el-Balah ont montré une faible affluence électorale. Mohammed al-Hasayna, 24 ans, a exprimé son point de vue : "Ces élections ne représentent pas seulement un acte symbolique, mais témoignent de notre désir de vivre. Nous sommes un peuple instruit et résilient, méritant notre indépendance". Il a ajouté : "Nous souhaitons que la communauté internationale nous aide à surmonter les conséquences de la guerre. Assez de guerre ! Il est temps de se concentrer sur la reconstruction de Gaza".
Une "occasion importante" selon l'ONU
Les conseils municipaux, bien qu'ayant un pouvoir limité en matière législative, sont cruciaux pour la gestion des services essentiels tels que l'eau et l'assainissement. Ces élections interviennent après une longue période sans élections présidentielles ou législatives, laissant les conseils comme l'un des rares bastions de la démocratie en Palestine. L'Autorité palestinienne, dérivée de nombreuses critiques concernant sa gouvernance, est sous pression de ses bailleurs de fonds, qui exigent des réformes tangibles.
Ramiz Alakbarov, le Coordonnateur spécial adjoint de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, a salué ces élections comme "une occasion précieuse permettant aux Palestiniens d'exercer leurs droits démocratiques à un moment particulièrement difficile". La majorité des listes se rattachent au Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, mais aucune n'affiche un soutien au Hamas, qui demeure un acteur majeur dans la bande de Gaza.







