Que pasa ? D'après un rapport de Reuters, les États-Unis songeraient à restreindre le rôle de l'Espagne au sein de l'Otan en réponse à son opposition à l'intervention américaine contre l'Iran. Lors d'un sommet des dirigeants de l'Union Européenne à Chypre, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a tenté de rassurer les alliés, affirmant : « pas d’inquiétude ».
Il est à noter qu'aucun article du traité fondateur de l'Otan, signé en 1949, prévoit la suspension ou l'exclusion d'un État membre, ce qui soulève des questions sur les intentions américaines, notamment après des critiques véhémentes de Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche.
Sánchez a exprimé la position de l'Espagne : « Nous sommes un partenaire fiable au sein de l'Otan et nous respectons nos engagements », tout en insistant sur le fait que les discussions doivent se baser sur des documents officiels. « Nous ne faisons pas de politique sur la base d'e-mails », a-t-il précisé, faisant référence aux rumeurs venant de Washington selon Reuters.
Il a également ajouté : « Notre position est claire : une coopération totale avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale. » Répondant à la crise, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a appelé à une unité au sein de l'Otan, la considérant comme un atout essentiel.
Trump en désaccord
La position ferme de Pedro Sánchez contre la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran a suscité l'irritation de Donald Trump. Ce dernier a reproché à Madrid d'avoir refusé l'utilisation de bases militaires en Andalousie pour des frappes aériennes, menaçant même de « rompre tout commerce » entre les deux nations.
En outre, Trump a critiqué l'Espagne pour ne pas atteindre l'objectif de dépenses sécuritaires fixé à 5 % du PIB, dont 3,5 % pour les militaires, conformément aux accords établis lors du dernier sommet de l'Otan à La Haye. De son côté, le gouvernement espagnol assure qu'il peut satisfaire aux exigences militaires de l'Otan avec un budget militaire limité à 2 % de son PIB. En outre, Sánchez demeure l'un des rares leaders occidentaux à avoir qualifié de « génocide » l'offensive israélienne contre Gaza après l'attaque du Hamas en octobre 2023.







