Canada, Cuba, Oman, Cambodge… La chaîne Planète+ diffuse « Very Food Trip », le deuxième tour du monde culinaire chez l’habitant. Nous avons interviewé Marine Mandrila, coréalisatrice du projet.
Lefigaro.fr/madame - Comment l'aventure "Very Food Trip" a-t-elle commencé ?
Marine Mandrila. - Avec mon compagnon Louis, passionnés de voyages, nous avons eu l'idée de créer un projet en lien avec notre amour de la gastronomie. Nous souhaitions partager notre aventure à travers un tour culinaire chez l'habitant, visant à inspirer les gens à explorer le monde sous un angle différent. L'initiative a largement dépassé nos attentes puisque nous avons reçu des propositions de livres et une offre de diffusion de la part de Planète+ pour notre première websérie.
Choix des destinations et conditions de voyage
Comment choisissez-vous les destinations et dans quelles conditions avez-vous voyagé ?
Pour la saison précédente, nous avions opté pour des pays au riche héritage culinaire comme le Liban, la Chine, et le Brésil. Pour cette nouvelle saison, nous avons jeté notre dévolu sur des lieux moins connus, tels qu'Oman, le Cap-Vert et la Jordanie. Chaque voyage dure entre 4 et 6 mois, équipé de nos sacs à dos et d'une caméra, nous optons pour des moyens de transport locaux et commençons souvent par explorer les marchés locaux. Ces visites nous rapprochent des habitants, qui nous accueillent chaleureusement. La cuisine, au-delà des frontières, devient un pont entre les cultures.
Goût de l'aventure sans a priori
Vous vous engagez à goûter tout sans préjugés, mais avez-vous vraiment tout apprécié ?
Dans presque tous les cas, oui. En fait, nous n'avons jamais eu de problèmes de santé, ce qui est un vrai plus. Cependant, il y a eu une expérience au Cambodge où j'ai éprouvé quelques réticences : un mélange d'insectes, vraiment pas engageant pour mon esprit, même si le goût était surprenant.
Un engagement au-delà de la gastronomie
Vous avez également lancé le Refugee Food Festival. Quel est l'objectif de cet événement ?
Après avoir bénéficié d'un accueil si chaleureux, nous avons ressenti le besoin de redonner. Nous avons commencé par accueillir un demandeur d'asile, réalisant qu'il était crucial de transformer l'image souvent négative des réfugiés. En collaborant avec des chefs, nous avons créé des événements culinaires intégrant des cuisiniers réfugiés, favorisant leur insertion sociale et professionnelle. Avec le succès des premières éditions, nous avons élaboré un guide pour aider au lancement d'autres festivals en Europe. Cette année, le Refugee Food Festival aura lieu à Paris et dans 12 autres villes.
(1) Diffusion sur Planète+ les 19 et 26 mai à 20h55, avec rediffusions.







