Le 31 mars prochain, les Unions confédérales des retraités (UCR), représentant plusieurs centrales syndicales, lancent une journée de mobilisation à travers la France. À Paris, un rassemblement est prévu à 14h devant le ministère des Solidarités et de la Santé, où les retraités espèrent être entendus.
Aucune retraite inférieure au Smic
Les retraités revendiquent un minimum vital, notamment que aucune pension ne soit inférieure au SMIC. Didier Hotte, secrétaire adjoint de l’UCR-FO, souligne que le taux de pauvreté touche 6% des 60-70 ans et grimpe à 8% chez ceux de plus de 75 ans. Jean-Pierre Floret, de la CGT, attire l'attention sur l'écart alarmant entre l'augmentation des prix, des salaires et des pensions, avec un tiers des retraites sous les 1000 euros bruts par mois. Les syndicats demandent également le retour de l'indexation des retraites sur les salaires plutôt que sur l'indice des prix.
Un service public de l'autonomie
L’accès aux soins et une gestion adéquate de la perte d’autonomie sont des priorités pour les syndicats. Marylène Cahouet, de la FSU, appelle à la création de 400 000 emplois dans le secteur de la santé et de l'aide à domicile, tout en dénonçant la réduction continue des lits hospitaliers. Les UCR appellent à la création d'un service public d'autonomie, financé par des cotisations sociales. Concernant la pandémie, les syndicats revendiquent l'accès universel aux vaccins, considérés comme un bien commun.
Combat contre les discriminations d'âge
Les syndicalistes mettent également en lumière les discours âgistes exacerbés par la crise sanitaire. Maud Giloux, de la CFE-CGC, fait état d'une perception déformée des retraités durant la pandémie, où leur contribution et leur rôle sont souvent minimisés. Selon Jean-Pierre Floret, cette situation pourrait justifier une réduction des pensions au nom de la solidarité intergénérationnelle. Les retraités se dressent donc contre toute forme de discrimination.







