À la rentrée, des contribuables risquent de faire face à une réalité financière un peu plus complexe, malgré la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu. En 2024, les augmentations de salaire enregistrées dans divers secteurs entraîneront une hausse significative des soldes à payer, souvent désignés comme reliquats, après le prélèvement à la source.
Selon les estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le rendement de l'impôt sur le revenu pourrait atteindre des niveaux records en 2025. Cela signifie qu'un nombre croissant de contribuables devra régler un reliquat d'impôt en septembre. Le mécanisme du prélèvement à la source repose sur une estimation qui peut se révéler inexacte, comme le souligne Le Parisien.
Afin de déterminer si les montants déjà versés correspondent à la somme réellement due, l'administration fiscale s'appuie sur les déclarations de revenus. Avec l’augmentation des salaires, nombreux seront ceux parmi les 18 millions de Français concernés qui découvriront une imposition finale plus élevée. Il est encore difficile d’évaluer précisément combien de contribuables seront affectés.
les hausses salariales et l'inflation
Alors pourquoi cette situation ? En 2024, la Dares, l’organisme dépendant du ministère du Travail, a rapporté que les salaires du secteur privé avaient augmenté en moyenne de 2,8 %, largement devançant la hausse des prix à la consommation qui n’a été que de 1,2 % (hors tabac). Malgré la revalorisation des tranches de l'impôt en fonction de l'inflation, de nombreux contribuables apprendront en clôturant leur déclaration qu’ils devront s'acquitter d'un montant plus élevé à l'automne. En effet, les augmentations salariales ont largement dépassé l'inflation, générant ainsi une hausse de l'impôt.
En 2024, les revenus déclarés correspondaient à l'année précédente (2023), où les salaires avaient pourtant progressé plus lentement que l'inflation. À cette époque, 16 millions de foyers fiscaux avaient vu leur déclaration aboutir à un remboursement moyen de 908 euros. Contrairement à l'année précédente, qui avait vu 15 millions de Français recevoir un chèque ou un virement, la situation actuelle présente un tableau très différent.







