La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis annonce une révision majeure de ses normes d'étiquetage des aliments jugés « sains », après trois décennies d'immobilisme.
Historiquement, des aliments tels que les oranges, l'eau et les bananes n'étaient pas qualifiés de « sains ». Cependant, une nouvelle réglementation va permettre à un plus grand nombre de produits entiers d'afficher cette mention, révolutionnant ainsi leur statut sur le marché.
Tandis que certains aliments bénéficieront de cette nouvelle étiquette, d'autres devront ajuster leurs formulations, particulièrement en ce qui concerne les niveaux de sucre ajouté et de graisses saturées.
une législation dépassée
Les précédents critères exigeaient qu'un produit contribute à 10 % de la valeur quotidienne de divers nutriments essentiels, tout en respectant des limitations précises en matière de graisses et de sodium. Toutefois, ces normes ne prenaient pas en compte l'origine naturelle des nutriments, permettant ainsi à des ajouts synthétiques de satisfaire les exigences.
D'après Dariush Mozaffarian, cardiologue et directeur du Food Is Medicine Institute de l'université de Tufts, « la réglementation est obsolète ; elle s'inspire des priorités alimentaires des années 80 ». L'actualisation est nécessaire pour refléter les recommandations modernes qui valorisent les nutriments naturellement présents.
focus sur les aliments entiers
Cette nouvelle réglementation met l'accent sur les aliments entiers, favorisant ceux qui conservent leur valeur nutritive. Elle encourage la consommation d'aliments à faible teneur en sucres ajoutés et en graisses saturées, mais riches en protéines, fruits et légumes.
Un produit ne pourra revendiquer le label « sain » s'il dépasse les limites imposées de sucre ajouté. Par exemple, les produits laitiers peuvent contenir jusqu'à 5 % de sucre ajouté, tandis que les denrées à base de légumes ou de fruits ne doivent pas en contenir.
l'impact du sucre ajouté
Cette réforme repose sur les résultats d'études qui montrent que le sucre ajouté n'offre aucun bénéfice nutritionnel, contrairement aux aliments entiers. Les données de la NHANES révèlent que le sucre contribue à l'apport calorique global sans améliorer la qualité nutritionnelle.
Cependant, l'industrie alimentaire s'oppose fermement à ces nouvelles normes, arguant qu'elles pourraient pousser les consommateurs vers des options plus grasses. De nombreux experts en nutrition, quant à eux, saluent ces changements comme un moyen d'inciter le public à faire des choix alimentaires plus éclairés.







