Sur Sud Radio, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a affirmé que le dossier du cadmium était « traité au plus haut niveau de l’État », suite à une récente alerte émise par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Ce signal d'alarme fait état d'une exposition trop importante des Français à ce métal lourd, très présent dans l'alimentation.
Genevard a insisté sur la nécessité de garder « raison ». Elle a salué l’action du gouvernement, précisant que celle-ci s’inscrit dans un cadre d’études menées par l’Anses, validant leur démarche pour la protection de la santé publique.
Elle a critiqué le traitement médiatique de la question, mettant en avant les efforts des agriculteurs qui ont réduit de 75% leur utilisation d'engrais phosphatés. « Les contrôles montrent que 99% des produits sont conformes », a-t-elle ajouté.
« La substance est dangereuse particulièrement quand elle est inhalée »
L'Anses a identifié l'alimentation comme la principale source d'exposition au cadmium, appelant à des actions immédiates sur la qualité des sols agricoles et des fertilisants. Cette réalité a poussé des experts à s'inquiéter des conséquences à long terme sur la santé des consommateurs français.
La ministre a cependant voulu tempérer les craintes, affirmant que le cadmium est surtout dangereux lorsqu'il est inhalé. Malgré cela, l'Anses a souligné que la contamination alimentaire reste une préoccupation majeure. Les recommandations incluent l'application rapide de valeurs limites pour le cadmium dans les engrais, depuis longtemps jugées nécessaires.
Annie Genevard a partagé que le gouvernement cherchait à réduire les limites de cadmium dans les engrais appliqués sur les terres agricoles. Un décret et un arrêté sont actuellement examinés par le Conseil d'État, qui se prononcera d'ici avril, selon les déclarations du ministère, rapportées par des agences telles que l'AFP.
Avec une conjoncture si préoccupante, les mesures envisagées pourraient entraîner des conséquences positives pour la sécurité alimentaire en France. Le message est clair : la sécurité et la santé des consommateurs doivent rester une priorité indiscutable.







