Les vacances d'été battent leur plein, et à La Rochelle, les camping-cars sont nombreux, mais les conducteurs doivent s'adapter à un contexte économique difficile. En effet, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une flambée des prix à la pompe qui pousse les vacanciers à changer leurs habitudes.
Dans l’aire de stationnement pour camping-cars de Port-Neuf, Thérèse et Benoît témoignent de leur nouvelle stratégie : "Nous restons trois ou quatre jours ici avant de nous éloigner de 50 km. Nos parcours sont désormais très réduits," explique Benoît. Les coûts de carburant ont presque doublé, atteignant près de 180 euros pour un plein, contre 70 euros auparavant. Thérèse déplore ce changement : "Cet hiver, nous avions passé deux mois en Espagne. Cela semble lointain maintenant."
Le vélo pour limiter les dépenses
Face à cette situation, de nombreux propriétaires de camping-cars révisent leurs projets. Béatrice et Dominique, un couple de Vendéens, préfèrent maintenant explorer La Rochelle plutôt que de se diriger vers le Cotentin. "C'est plus raisonnable," admet Béatrice, soulignant qu'ils optent pour le vélo afin de découvrir les environs. "Nous pouvons aller à l'île de Ré, c'est agréable," ajoute-t-elle avec un sourire.
"Tous les jours, je regarde si le prix du carburant a diminué"
Thierry, vacancier au camping Le Soleil, exprime ses inquiétudes : "Je consulte le prix du carburant quotidiennement. Nous espérons tous qu'il va revenir à la normale, en dessous d'un euro serait parfait." En attendant, il réduit les déplacements de son camping-car et se contente de balades à pied ou à vélo. Elise, la gérante du camping, note que malgré l'augmentation des coûts, la demande reste forte. "Normalement, les vacanciers passent environ 1,7 nuit ici, mais nous observons qu'ils ont tendance à prolonger leur séjour." Les places électriques sont quasiment toutes réservées, prouvant que malgré la hausse des prix, les vacances en camping-car demeurent populaires.







