L’intelligence artificielle générative est désormais utilisée par 17,8 % de la population active mondiale. Microsoft prévoit qu’au premier trimestre 2026, 27,5 % des adultes dans les pays développés auront recours à cette technologie, tandis que ce chiffre ne sera que de 15,4 % dans le Sud. Cet écart de 1,5 point par rapport à 2025 souligne les inégalités persistantes.
Les obstacles à l’adoption incluent le manque d'accès à l'électricité, à internet et aux compétences en numérique. Le Microsoft AI Economy Institute note que la domination de l’anglais dans les modèles d’IA freine leur propagation dans les régions non anglophones. Toutefois, les avancées en matière de traitement des langues non européennes pourraient faciliter le rattrapage, notamment en Asie.
La France se classe au cinquième rang mondial, avec 47,8 % d'utilisateurs, se plaçant derrière les Émirats, Singapour, la Norvège et l’Irlande. Ce chiffre marque une augmentation considérable par rapport aux 40,9 % enregistrés un an plus tôt, selon les données de Microsoft.

Cette progression est remarquable. Avec 68 millions d'habitants, la France est en tête parmi les grandes économies pour l'adoption de l’IA. Microsoft souligne que les pays ayant investi tôt dans les infrastructures numériques, la formation et l'adoption de l'IA par les institutions restent souvent au sommet de l'échelle.
"Les pays ayant investi tôt dans les infrastructures numériques, la formation à l'IA et son adoption par les pouvoirs publics conservent leur position de leader", indique l’étude de Microsoft.
En revanche, l'Allemagne se trouve à la 23ème position, un recul significatif illustrant son retard en matière de digitalisation. Contrairement à notre voisin, la France a su développer un modèle d'intelligence artificielle générative compétitif, notamment par l'intermédiaire de Mistral AI.
Le média britannique Tortoise place la France à la 5e position dans son index global de l’IA, en se basant sur des critères d'investissement, d'innovation et de mise en œuvre.
Les États-Unis ne sont que 21e
Paradoxalement, les États-Unis, pays d'origine des principaux modèles d'IA (ChatGPT, Claude, etc.), se classent au 21e rang avec 31,3 % d’adoption. Ces statistiques sont basées sur l’usage des produits Microsoft, ce qui laisse entrevoir un biais quantitatif, ne prenant en compte qu’une partie de l’écosystème technologique. Les Émirats, bien qu'étant en tête, collaborent étroitement avec Microsoft, qui a annoncé un investissement de 15 milliards dans le secteur de l’IA.
Face aux craintes liées à la perte d'emplois due à l'automatisation, Microsoft met en lumière que les outils d’IA pourraient paradoxalement stimuler la demande en développeurs. Néanmoins, l’ampleur de l’impact de l’IA sur le marché du travail reste encore incertaine, surtout après l’annonce de départs volontaires chez plusieurs grandes entreprises technologiques, dont Meta et Microsoft, touchant près de 9 000 collaborateurs.







