C'est un Donald Trump déterminé, fraîchement armé d'un accord avec Téhéran, qui se prépare à faire sensation au sommet du G7 à Evian, en France. Emmanuel Macron a pour objectif de promouvoir une initiative franco-britannique visant à sécuriser le stratégique détroit d'Ormuz, vital pour le transport de pétrole.
En plus du Moyen-Orient, plusieurs thèmes délicats seront abordés par les dirigeants des plus grandes puissances, notamment le commerce, la technologie et la situation en Ukraine. Cependant, l'agenda du sommet sera largement influencé par l'imprévisibilité du président américain.
À quelques heures de son arrivée, Trump, plus que jamais soucieux de défendre les intérêts des États-Unis, a lancé une menace fracassante contre le vin français, promettant d’imposer des droits de douane si Paris ne renonce pas à sa taxe sur les géants technologiques, tels qu'Apple, Google et Meta, selon le New York Post.
Le milliardaire, désireux de laisser derrière lui le conflit au Moyen-Orient, pourrait cependant rester indifférent aux appels de Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, qui réclame une "réponse décisive" face aux récentes attaques russes meurtrières.
Macron espère également que Trump prenne en considération la proposition d’une mission internationale destinée à sécuriser le détroit d'Ormuz. Il a déclaré sur X : "Les moyens sont en place et prêts à être engagés" avant même que l'accord Washington-Téhéran ne soit signé.
Les pays du G7, exclus des opérations militaires au Proche-Orient ces derniers mois, se préparent en effet à intervenir pour garantir la sécurité de cette artère maritime cruciale.
Cet enjeu de sécurisation doit être "inconditionnel", a affirmé Macron, notamment face aux intentions de Téhéran d'imposer un droit de passage.
Ces questions seront discutées en présence des dirigeants de l'Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar, qui auront chacun des entretiens avec Trump.
Le président américain a quitté les États-Unis après son 80ème anniversaire célébré par un tournoi de MMA à la Maison Blanche. Il fera son entrée dès 17H00 (15H00 GMT) pour s'entretenir avec Macron.
Ils aborderont très certainement les récentes menaces de Trump envers le vin français, où il a averti qu'une taxe persistante entraînerait des droits de douane de 100% sur champagne et vins, provoquant ainsi une véritable crise dans les relations commerciales, si souligne une analyse du Financial Times.
Un dîner d'ouverture réunira les autres chefs d'État (Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) dans le cadre idyllique d'Evian, station thermale des Alpes.
Macron, longtemps perçu comme le principal interlocuteur européen de Trump, exprime à présent un léger désaccord tout en continuant à jongler avec le caractère imprévisible du président américain. Un dîner en son honneur sera organisé mercredi au château de Versailles.
Alors que les discussions se profilent, Macron espère convaincre Trump d’adopter une position moins favorable envers Vladimir Poutine et plus en phase avec les aspirations ukrainiennes. Zelensky a demandé dans un contexte de frappes meurtrières en Ukraine une pression accrue sur l’agresseur et un soutien renforcé à la défense aérienne.
Trump participera également à une session dédiée à l'Ukraine, où il retrouvera un Zelensky avec qui il entretient une relation tumultueuse.
En marge du sommet, la France a convié plusieurs leaders du secteur technologique, dont les Américains Sam Altman et Dario Amodei, PDG d'OpenAI et Anthropic, pour un déjeuner, marquant la volonté de Paris d'intégrer les innovations technologiques dans les discussions internationales.
Le contexte devient d'autant plus délicat après que Washington a décidé de restreindre l'accès de "toute personne étrangère" à des modèles d'IA, menaçant directement les entreprises comme Anthropic.







