Emmanuel Macron a foulé le sol d'Évian, en France, ce dimanche pour présider le Sommet des sept grandes puissances. Pendant ce temps, des affrontements ont surgi à Genève, en Suisse, opposant des manifestants anti-G7 aux forces de police aux abords de l'ONU.
Lundi, le président français accueillera les dirigeants des États-Unis, d'Allemagne, du Canada, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Les discussions sont largement centrées sur les crises en Ukraine et au Moyen-Orient, avec la présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky et des dirigeants des pays du Golfe et d’Égypte.
À la veille de l'événement, près de 15 000 personnes selon l'AFP ont exprimé leurs revendications à Genève. La coalition « No-G7 » a orchestré cette marche, rassemblant des slogans anticapitalistes, pro-palestiniens, féministes, environnementalistes et prokurdes.
Alors que la manifestation débutait pacifiquement, elle a pris une tournure violente en fin de journée, d’après des journalistes de l'AFP présents sur place. Les manifestants ont répliqué aux forces de l'ordre par des projectiles tels que des bouteilles et des pierres, auxquelles la police a répondu en lançant des grenades lacrymogènes.
Des bâtiments, dont ceux de PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications, ont également été pris pour cible. Une voiture Tesla, avec le slogan "Eat the Rich", a été incendiée, illustrant le mécontentement croissant.
"Je suis là parce que je suis mécontent que ce groupe de dirigeants se réunisse pour prendre des décisions qui affectent notre quotidien", déclarait Michel, un retraité suisse de 69 ans brandissant un drapeau palestinien.
La coalition regroupant près de 200 organisations a appelé à une "riposte internationaliste" face aux politiques du G7, dénonçant le fascisme et l'impérialisme. Lisa, étudiante de 25 ans, a exprimé l'urgence de faire entendre leur voix : "Il faut dire à ces dirigeants qu'un changement est nécessaire, sinon nous courons vers une catastrophe".
Les autorités suisses, ayant autorisé cette marche à Genève, avaient renforcé les mesures de sécurité, redoutant des débordements similaires à ceux de 2003, où des émeutes avaient provoqué des dégâts conséquents.
Le Sommet du G7, qui se déroulera de lundi à mercredi sous la présidence de la France, se trouve dans un climat d'incertitude tant sur le plan politique que géopolitique. Les discussions porteront notamment sur un éventuel accord entre Washington et Téhéran concernant le conflit en Iran et au Liban.
Au même moment, le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord avec l'Iran pourrait être imminent, bien que son annonce ait été retardée par des frappes israéliennes sur Beyrouth.
Concernant l'Ukraine, le président Zelensky se préparait à une réunion avec les dirigeants du G7. Bien qu'aucune rencontre bilatérale n'ait encore été confirmée, il a déclaré son intention d’aborder la question des négociations de paix.
Avant ce sommet, Emmanuel Macron avait rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi à Nice, et il sera également présent à Évian.
En plus des membres du G7, la France a élargi son invitation à des pays comme le Brésil, la Corée du Sud, l'Égypte, l'Inde et le Kenya. Par ailleurs, plusieurs dirigeants de la tech mondiale, tels que Sam Altman d'OpenAI, ont été conviés à déjeuner avec Macron pour discuter des initiatives de régulation des réseaux sociaux.
Des déclarations sont attendues à l'issue du Sommet, abordant des thèmes cruciaux tels que les déséquilibres économiques mondiaux, les matières premières critiques, la question migratoire et l'impact numérique.







