Le gouvernement américain relance le chapitre des droits de douane. Ce mercredi, la Maison Blanche a annoncé l'instauration de ces surtaxes, qui pourraient lourdement impacter les échanges commerciaux entre les deux nations, alors que le Brésil souffre déjà d'un déséquilibre commercial significatif, avec 40 milliards de dollars d'exportations pour 54 milliards d'importations.
Ces nouvelles taxes devraient entrer en vigueur dès le 22 juillet, selon un fonctionnaire du Trésor américain. Seuls certains biens, en particulier ceux qui ne sont pas produits localement aux États-Unis, comme les oranges, seront exemptés. Les produits considérés comme stratégiques pour l'économie et la chaîne d'approvisionnement, tel que certains biens énergétiques et pièces aéronautiques, éviteront également ces nouvelles taxes.
Une réponse à un durcissement des lois sur les réseaux sociaux
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une enquête lancée en 2025 par le Commerce américain, axée sur des points tels que la lutte anticorruption et les atteintes à la propriété intellectuelle. Toutefois, le cœur du problème réside dans des décisions judiciaires brésiliennes perçues par Washington comme des pratiques commercialement déloyales. Brasília a été critiquée pour avoir imposé des obligations aux plateformes de réseaux sociaux, limitant la liberté d'expression.
Les responsables américains estiment que ces mesures créent des barrières commerciales injustes, ce qui justifie l'imposition des droits de douane. De plus, le Brésil fait face à des accusations d'avantage inéquitable accordé à des produits en provenance d'Inde et du Mexique, contrastant ainsi avec les engagements internationaux.
Le Brésil rejette ces nouvelles surtaxes
À quelques mois des élections présidentielles, la question des droits de douane américains pourrait bien s'installer dans le débat public brésilien. Rappelons que le pays avait déjà été visé par des taxes allant jusqu'à 50% sur certains articles, en réponse à la condamnation de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d'État. Certaines taxes avaient été annulées face à la hausse des prix pour les consommateurs.
La présidence brésilienne a dénoncé ces nouvelles impositions, affirmant ne voir aucune justification dans les accusations portées par les États-Unis. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a réfuté, dans un communiqué, toutes les allégations de comportements commerciaux inappropriés de la part de son pays.
Peu avant, la Cour suprême des États-Unis avait annulé diverses taxes prévues par l'administration Trump, en arguant d'une interprétation anticonstitutionnelle des textes législatifs. Cela n'inclut cependant pas les droits sectoriels affectant des domaines comme l'automobile et l'acier.







