Mercredi, la Banque de France a avancé une proposition pour rehausser le taux du livret A à 1,7 %, contre 1,5 % actuellement, en réponse au retour de l'inflation. Ce changement devrait être validé par le ministère de l'Économie, avec une mise en application prévue pour le 1er août. À cette occasion, le ministre Roland Lescure s’exprimera sur TF1 à 13h.
Cette hausse, bien que modeste, permet de garder le taux du livret A au-dessus de l'inflation moyenne observée récemment. La banque centrale précise que cette décision est cohérente avec l’évolution économique actuelle.
Entre février 2023 et janvier 2025, le taux du livret A avait été maintenu à un niveau élevé de 3 %, en raison de l'inflation engendrée par divers événements globaux, notamment la guerre en Ukraine. Cependant, après une lente baisse, celui-ci avait chuté à 1,5 % en janvier 2026.
La trajectoire de l'inflation, qui a atteint un pic de 2,4 % en mai, a incité cette réévaluation des taux. Les experts estiment que la tendance actuelle peut être liée aux conflits au Moyen-Orient, provoquant ainsi des variations sur le marché.
Le calcul des taux, qui s'applique aussi au Livret de développement durable et solidaire (LDDS), dépend à la fois de la situation économique en France et de la politique monétaire mise en place par la Banque centrale européenne (BCE).
Des économistes, tels qu'Eric Dor, directeur des études à l'IESEG School of Management, et Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, avaient anticipé un taux encore plus élevé, autour de 1,8 %.
D’après la Caisse des dépôts, fin mai, les 58 millions de livrets A en circulation ont atteint un total impressionnant de 444,6 milliards d'euros, soulignant l'importance de ce type d'épargne dans le paysage financier français.
Les fonds déposés sur ces livrets servent à financer des projets de logement social et à soutenir des politiques urbaines. Toutefois, l'attractivité du livret A a diminué depuis le début de 2025, ce qui a entraîné un certain ralentissement dans les dépôts.
Concernant le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages à revenus modestes, la Banque de France propose de maintenir son taux à 2,5 %. Bien que certains experts envisagent une augmentation à 2,8 %, la banque centrale considère que cette mesure constitue un "coup de pouce" notable étant donné que le taux théorique ne devrait pas dépasser 2,2 %.
Malgré son attrait, le LEP reste peu promu par les institutions financières, plafonnant son nombre de détenteurs à 12 millions, bien en deçà des objectifs établis.







