Les États-Unis ont rétabli dans la nuit le blocus des ports iraniens, intensifiant les frappes et la lutte de contrôle autour du détroit d’Ormuz. Donald Trump a toutefois abandonné son projet de taxation des navires.
Mardi 14 juillet à 22 heures (heure de Paris), les États-Unis ont, de manière officielle, rétabli le blocus des ports iraniens. Annoncée par Donald Trump, cette décision a été mise en œuvre par le Commandement central américain (CentCom). Ce dernier a précisé que ses forces veilleraient à l'application de ce blocus destiné aux navires se rendant ou venant des côtes iraniennes. Peu après, le CentCom a diffusé un avertissement sur les réseaux sociaux, indiquant que plus de 20 navires de guerre et des centaines d’avions militaires étaient déployés dans la région, avec une promesse de vigilance accrue.
Ce n’est pas la première fois que les États-Unis mettent en place un tel blocus. Une première avait eu lieu en avril, suivie d'une cessation temporaire après un accord intérimaire concernant le programme nucléaire iranien. Cependant, face à l'impasse des négociations, les hostilités ont repris, annihilant le cessez-le-feu en vigueur.
Un cycle de tensions récurrent
La situation actuelle révèle un cycle de tensions bien connu. Deux jours auparavant, Téhéran avait annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz suite à la reprise des hostilités, déclenchées par l'attaque d'un navire dans cette voie maritime cruciale. Les Gardiens de la Révolution garantissent que le détroit restera fermé jusqu'à la cessation des « agressions » américaines, menaçant de bloquer l'ensemble des exportations d'énergie de la région, comme l’ont indiqué les médias d’État iraniens.
Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré que les chances de voir un retour aux négociations étaient compromises, affirmant que renforcer les sanctions ne ferait qu'accentuer les tensions.
Une intensification des frappes américaines
Le retour du blocus a coïncidé avec une intensification des frappes américaines. Le CentCom a signalé une attaque en plusieurs vagues visant des cibles militaires au cours d’une opération nocturne de sept heures. Selon des sources fiables, l’intensité de ces frappes est parmi les plus élevées depuis le début du conflit. Ce scénario, où des explosions ont été rapportées à Bandar Abbas, a blessé environ 260 personnes, un chiffre alarmant selon Associated Press.
En réponse, l’Iran a intensifié ses répliques, étendant son champ d’action à des pays hébergeant des forces américaines, avec des alertes aux missiles à Bahreïn et au Koweït. Téhéran a reconnu avoir mené ces attaques.
Abandon d'une taxation controversée
Dans un revirement intéressant, Donald Trump a annoncé abandonner son projet de mise en place d'une taxe de 20 % sur les navires empruntant le détroit d'Ormuz, une décision qui aura suscité des tensions diplomatiques significatives avec les monarchies du Golfe. Selon CNN, cette décision a été prise après que plusieurs pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite et les Émirats, ont proposé des investissements colossaux aux États-Unis en échange de l’abandon de cette mesure.
Cependant, aucun chiffres précis n’a encore été divulgué par le gouvernement américain, laissant planer le doute sur la durabilité de ces engagements.







